vendredi , 13 décembre 2019
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Commotions cérébrales dans le sport

La boxe doit suivre le mouvement

Pour Dave Ellemberg, il est difficile de voir comment la boxe pourrait s’adapter face au fléau des commotions cérébrales.

«La seule chose qu’on peut faire à la boxe pour améliorer ce sport et le rendre plus sécuritaire, c’est d’éliminer complètement les coups à la tête.» C’est ce qu’affirme le neuropsychologue Dave Ellemberg lorsqu’on lui demande comment cette discipline peut réellement s’adapter dans la protection de ses athlètes face aux commotions cérébrales.

«La boxe est incohérente avec la réflexion que le domaine sportif fait présentement. On dit aux sports comme le football et le hockey de diminuer les coups à la tête, mais on ne dit rien à la boxe», constate M. Ellemberg.

Celui qui est aussi professeur à l’Université de Montréal déplore le peu de sensibilisation qui semble être fait dans cette discipline. Après avoir travaillé et discuté avec plusieurs boxeurs, il a l’impression qu’une idée reçue semble perdurer dans le domaine de la boxe, comme quoi on ne fait une commotion que lorsqu’on perd connaissance. M. Ellemberg avoue même s’être déjà fait dire: «Je n’ai jamais fait de commotion, parce que je n’ai jamais été mis KO.»

Le spécialiste trouve aussi inconcevable que des enfants et des adolescents aient encore le droit de pratiquer ce sport alors que leur cerveau est encore en plein développement.

Opinion divergente

Du côté du Club de boxe de Chicoutimi, l’entraineur Michel Desgagné affirme quant à lui qu’il semble en effet ne pas y avoir de réelle avancée dans le domaine de la boxe professionnelle, mais que les choses sont différentes à la boxe olympique.

«On suit à la lettre les processus d’évaluation des commotions cérébrales. Plusieurs entraineurs ont reçu des formations à ce sujet. Je crois tout de même qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour sensibiliser les intervenants et les parents. C’est un travail de longue haleine, mais les démarches sont entreprises», explique M. Desgagné.

Il ajoute également que, contrairement aux dernières décennies, il n’y a plus vraiment de KO en boxe olympique, notamment parce que la fabrication des gants a été changée pour rendre les coups moins percutants et que le règlement de l’arrêt préventif a été implanté. Cette règle donne le droit à l’arbitre d’arrêter le combat dès qu’il a le moindre doute concernant l’état de santé d’un des deux boxeurs.

À propos de Mikaël Leblanc

Mikaël Leblanc
Mikaël est natif de Trois-Rivières et est passionné de sport depuis sa tendre enfance. Il a débuté sa carrière en couverture sportive à l'âge de 15 ans pour le défunt webmagazine Versus Football. Depuis, il n'a jamais cessé de parcourir les lignes de côté des terrains de Québec, que ce soit comme journaliste, joueur ou entraineur. Malgré tout, il n'est pas qu'un homme de sport, lui qui se passionne pour la psychologie et la sociologie. Il n'hésitera d'ailleurs pas à vous parler de ces sujets pendant des heures si vous lui demandez. Il est aussi quelqu'un qui aime tout savoir sur ce qui se passe autour de lui et est donc toujours à la recherche de nouvelles informations. Faisant constamment preuve de caractère et de détermination, il est assez difficile de lui cacher quelque chose et bonne chance si vous vous engagez dans un débat avec lui.

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