vendredi , 13 décembre 2019
Accueil / Arts & culture / Diffuser de la musique classique crée de l’engouement

Diffuser de la musique classique crée de l’engouement

L’utilisation de la musique classique dans la culture populaire influence les intérêts et les goûts de la population. Il s’agit d’un phénomène observable dans les écoles de musique de Saguenay.

L'enseignante de violon à l'école de musique de Chicoutimi, Marie-Madeleine Riverin, lors du concert de «La Corderie».
L’enseignante de violon à l’école de musique de Chicoutimi, Marie-Madeleine Riverin, lors du concert de «La Corderie», en mars 2019.

«Lorsque la chanson “My Heart Will Go On”, chantée par Céline Dion, est apparue avec la sortie du film Titanic, on a eu 23 inscriptions en flûte traversière d’un coup! Normalement, on a juste deux ou trois élèves en flûte. C’est une chose qu’on avait jamais vue de notre vie», s’est remémorée l’enseignante de violon et directrice pédagogique à l’École de musique de Chicoutimi, Marie-Madeleine Riverin.

Au fil des ans, la violoniste est devenue familière avec ce genre de phénomène. Elle avait aussi observé une importante vague d’inscriptions pour les cours de violon avec la montée en popularité du groupe québécois Les Cowboys fringants. «Ce qui est diffusé à grande échelle crée de l’engouement. Lorsque le film La Leçon de pianoest sorti, les gens voulaient apprendre au piano la bande sonore. Lorsque le film Amélie Poulinest arrivé dans nos écrans, ça a été la même chose.»

L’enseignante a aussi remarqué une «énorme» augmentation de chanteurs chez les élèves, ce qu’elle associe à la montée en popularité de La Voix. Ils accompagnent la plupart du temps leur voix de piano, de violon, de flûte ou de guitare, qui sont les instruments les plus récurrents.

Au Conservatoire de musique de Saguenay, l’utilisation d’instruments classiques dans la musique pop n’a pas d’impact significatif sur la musique jouée par les élèves, puisqu’ils viennent y pratiquer l’interprétation classique. Toutefois, la directrice, Louise Bouchard, a aussi remarqué un nouvel intérêt pour le chant dans son établissement. «On a rouvert la classe de chant il y a trois ans et il y a un fort intérêt des étudiants, explique-t-elle. Ça nous permet de faire une plus grande variété d’œuvres et ça va toucher les gens différemment qu’avec des instruments comme la flûte ou le violon.»

Les étudiants du conservatoire sont également amenés à interpréter les partitions de classiques cinématographiques, tels que Pirates des Caraïbes ou Titanic. Pour Mme Bouchard, les gens ne sont pas toujours conscients que ces bandes sonores sont en réalité de la musique classique. «Si la population était plus au courant de la place de ce style musical dans ce qu’elle consomme, elle en écouterait beaucoup plus», estime-t-elle.

 

 

À propos de Antoine Pelland-Ratté

Antoine Pelland-Ratté
Originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures, on pourrait décrire Antoine Pelland-Ratté comme un véritable amoureux de la pensée. Jouer l’avocat du diable, explorer de nouveaux concepts atypiques et s’impliquer dans des projets diversifiés font partie de ses activités favorites qui définissent pleinement sa personnalité et ses intérêts. Il tire d’ailleurs ce petit penchant pour les loisirs intellectuels de son parcours sinueux à travers tous les domaines de l’art et des sciences humaines. On parle ici de musique, de théâtre, de dessin, de peinture, de sculpture, d’histoire, et bien sûr, de politique. En effet, son implication politique dans la vie étudiante est ce qui justifie le mieux son penchant revendicateur. C’est d’ailleurs cette vive passion pour l’apprentissage des rouages de la politique qui l’a mené, en 2017, à s’enraciner en Art et technologie des médias, dans le profil « journalisme ». Après ses études collégiales, il envisage de réaliser un Baccalauréat intégré en relations internationales et affaires publiques à l’Université Laval, afin d’acquérir au travers de son parcours des compétences qui lui permettront d’enjoliver sa communauté, et ce, à travers l’art de la politique.

À voir aussi

Un festival pour rire… des festivals

Créer un festival pour rire de la prolifération des… festivals. C’est l’idée qu’ont eue Félix …