mardi , 10 décembre 2019
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La guerre au plus offrant

Tant qu’à revoir le nom des différentes catégories au hockey, pourquoi ne pas faire le ménage également avec les fameux «C» et «A» sur les chandails des jeunes au hockey mineur?

Ce n’est pas compliqué, «adios, ciao, bye», à ces lettres qui ne font qu’encourager une compétition malsaine chez les jeunes et qui ne sont, au final, qu’une satisfaction personnelle des parents qui vivent toujours leur rêve de se rendre à la Ligue nationale de hockey (LNH) à travers leurs enfants.

«Mon fils est un leader silencieux, je le verrais bien capitaine.»

«Coach, mon fils s’est entraîné tout l’été, c’est un bon exemple, il devrait être le capitaine cette année.»

«Peux-tu m’expliquer pourquoi c’est le petit Thomas au lieu de mon fils qui a le «C», mon garçon a terminé premier compteur la saison dernière.»

Ce n’est bon à rien, c’est davantage une cause de conflit qu’une mention spéciale. C’est une enchère au plus habile, au plus acharné, au plus «tannant».

Initialement, le capitaine et les assistants ont comme mandat de représenter leur équipe. Ils agissent également à titre d’intermédiaire avec les arbitres pour avoir de plus amples informations sur la patinoire. Mais, on ne va pas se mentir, pour les jeunes hockeyeurs, ce sont les entraîneurs qui font ce travail. Avez-vous déjà vu un gamin de huit ans interpeller un arbitre pour une punition douteuse?

Pire encore, c’est rendu une vraie blague. Pour faire plaisir à tout ce beau monde, les entraîneurs et les programmes scolaires désignent plus de capitaines et d’assistants. Un capitaine et deux assistants pour les matchs à domicile et trois différents joueurs pour les matchs à l’extérieur. Logique, quand tu payes 10 000 $ par saison, tu as des attentes, tu en veux pour ton argent.

Il y a tellement d’entraîneurs dévoués à la cause. Chapeau à ceux qui se lèvent aux petites heures du matin lors de leurs deux seules journées de congé pour faire plaisir aux enfants. Ils ne méritent pas de se faire harceler pour un petit bout de collant sur un chandail. Puis il y a ceux qui le font pour avantager leurs enfants, mais ne nous embarquons pas là-dedans, on va en avoir pour la journée. Disons-le, lorsqu’il y a trois entraîneurs derrière le banc et que par «hasard», leurs trois enfants ont une lettre sur le chandail, c’est drôle comme adon, n’est-ce pas?

À propos de Michael Fréchette

Michael Fréchette
Michaël Fréchette, 22 ans et originaire de Lévis, est un étudiant de troisième année en journalisme au Cégep de Jonquière. Dès son plus jeune âge, son intérêt pour le sport et la communication est bien présent. À défaut d'avoir marqué le but ultime en finale de la coupe Stanley, Michaël aspire à devenir journaliste sportif. Cet été, il a été à la co-animation d'une émission de radio sportive et ce fut marquant pour lui, c'est ce qu'il veut faire de sa vie. Cette expérience lui aura grandement servi afin d'élargir ses connaissances, et ce, sur tous les sports. Michaël est passionné, déterminé et travaillant, bien hâte de voir où toute cette aventure va le mener.

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