mardi , 10 décembre 2019
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Pas de préjugés pour les éducateurs de la région

Deux éducateurs à l’enfance de la région, qui possèdent leur propre garderie en milieu familial, affirment n’être victimes d’aucun préjugé.

«Au départ, je croyais que les parents se feraient une coquille, a  admis l’éducateur Eric Saint-Gelais, qui a son service de garde à Laterrière. C’est sûr que ceux qui ne sont pas intéressés et qui voient que je suis un homme n’entrent juste pas en contact avec moi. En tout cas, les parents qui viennent vers moi apprécient ça, car ils trouvent qu’il n’y a pas assez d’hommes dans l’éducation.»

C’est la même chose pour Alexandre Simard qui garde six enfants chez lui, à Alma. «Je n’ai été touché par aucun préjugé, jamais. Peu importe que l’on soit un homme ou une femme, tout le monde a sa manière d’intervenir auprès des enfants», a-t-il rapporté.

Alexandre Simard dans son propre service de garde, à Alma. (Photo : Maëlie Perreault-Lajoie)

Encore peu de main d’œuvre

 Le Regroupement des Centres de la petite enfance (CPE) du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’a pas été en mesure de donner des statistiques sur le nombre d’hommes qui œuvrent dans les services de gardes dans la région dans les dernières années.

En revanche, s’ils sont toujours aussi peu nombreux, ils sont tout de même bien reçus de la part des enfants, de leurs parents et des éducatrices, s’ils travaillent dans les CPE. «Quand je vais superviser des stages, les enfants sont toujours après moi, a raconté le responsable du département du programme d’éducation à l’enfance du Cégep de Jonquière et enseignant Marc Boucher. Dans ces milieux, il y a encore peu d’hommes, mais les enfants sont contents de pouvoir les rencontrer. Ça serait un apport positif pour les services de garde d’en avoir plus.»

 Il a souligné l’importance de l’égalité des sexes dans ce domaine qui a longtemps été attribué aux femmes. «Pour nous, c’est essentiel que les enfants soient éduqués par les adultes, qu’ils soient de sexe masculin ou féminin. Chacun a ses caractéristiques, mais aussi ses différences. Toutes les personnes ont leurs particularités et peuvent apporter avec leur personnalité un plus dans l’éducation des enfants, a-t-il expliqué. Il ne faut pas que ce soit juste des femmes.»

En général, il n’y a pas plus qu’un garçon qui gradue par année en technique d’éducation à l’enfance (TÉE). «Nous n’avons qu’un garçon dans tout le programme et il est en deuxième année», a dit l’enseignante Louise Tremblay.

Une approche différente

Les hommes et les femmes qui gardent des enfants ont une manière différente d’approcher les petits qui leur sont confiés. Les éducateurs sont plus directs et usent de moins de souplesse que leurs collègues féminines.

«Les femmes sont plus à l’écoute des sentiments et portées au dialogue, quand vient le temps d’encadrer les enfants. Par exemple, aller à la table pour dîner. Les hommes sont plus carrés : ‘’c’est l’heure d’aller à table, donc tu t’en viens!’’», a dit M. Boucher.

À propos de Maëlie Perreault Lajoie

Maëlie Perreault Lajoie
Maëlie a quitté la ville de Baie-Comeau pour étudier en journalisme au Cégep de Jonquière, dans le but de connaitre tous les éléments du métier de recherchiste. Elle a d'ailleurs travaillé au sein du Réseau des Organismes de Lac-Kénogami afin de faire de la recherche sur l'histoire de la chapelle Saint-Cyriac. Elle est passionnée par l'histoire des civilisations anciennes et la littérature. Maëlie est une personne qui aime garder un mode de vie sain, actif et stable.

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