dimanche , 27 septembre 2020
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Faut que ça change maintenant!

Assez, c’est assez! Les profs doivent enfin être reconnus pour le travail acharné qu’ils réalisent année après année.

Leur convention collective vient à échéance le 31 mars prochain et les offres déposées par le gouvernement Legault sont une gifle au visage de ces travailleurs dévoués.

Alors que les coffres de l’État sont bien remplis, la CAQ veut augmenter le nombre d’élèves par groupe, abolir les codes de difficultés, augmenter la tâche assignée et les journées de travail.

Les enseignants sont des travailleurs acharnés prêts à aller au front pour leurs élèves, que ce soit pour obtenir des services additionnels ou bien permettre aux élèves en difficulté de profiter des services professionnels comme l’orthophonie et la psychologie.

Je peux le constater personnellement. Ma mère est une de ces super-héros. Des heures à corriger, à planifier sa semaine, à gérer des dossiers syndicaux, elle en a passées. C’est impossible de compter le nombre de soirs où je l’ai vue la tête plongée dans ses livres à la table de la cuisine.

Les 32 heures de travail par semaine sont rarement respectées : je vous le confirme, ils en font beaucoup plus. Ils sont de véritables passionnés. En une semaine, les profs enseignent 20 heures 30 minutes, effectuent deux heures et demie de tâches complémentaires, sont disponibles quatre heures pour les surveillances, la préparation de cours, les réunions et j’en passe. À tout ça s’ajoute cinq heures de travail de nature personnelle. Toutefois, croyez-vous vraiment qu’ils sont en mesure d’élaborer des projets divertissants et motivants pour vos enfants avec l’ensemble des «toutes autres tâches connexes» qu’ils ont à réaliser? Non. Donc, ils font du bénévolat!

Il y a des enseignants et des enseignantes qui travaillent des années avec un statut de précarité. Ce sont des jeunes profs ou des moins jeunes qui ne sont pas en mesure d’obtenir une tâche complète. Donc, ils travaillent pendant des années avec des contrats à 70% et 80% par exemple. Ils ne sont donc pas en mesure de prévoir la tâche qu’ils auront l’année suivante. Difficile de se projeter dans l’avenir dans cette situation.

«Dans la région, au secondaire, c’est des 14-15 ans de précarité. Ça veut dire que tu n’as pas de tâche à temps plein, sans compter les 4-5 ans de suppléance qu’ils ont fait avant. C’est donc 20 ans de précarité. 20 ans à ne pas être sûr d’avoir une job», a souligné la présidente du Syndicat de l’enseignement De La Jonquière, Nicole Emond.

Seulement à titre salarial, selon un article publié dans le Journal de Montréal, un enseignant œuvrant dans le Québec gagne environ 80 000 $ par année en fin de carrière. Chez nos voisins ontariens, le salaire peut grimper jusqu’à près de 99 000 $.  «On est les plus bas salariés au Canada», a soutenu Mme Emond.

Il est temps que ça change. Après des années d’austérité, le système d’éducation québécois mérite mieux. Les demandes de profs doivent être entendues. Soutenez les enseignants, c’est la qualité de l’éducation de vos enfants qui est en jeu.

 

 

 

 

À propos de Lilia Gaulin

Originaire de l’Estrie, Lilia est passionnée par le sport depuis son plus jeune âge. Joueuse de soccer et de hockey, elle a le rêve un peu fou de couvrir les Jeux olympiques. À son arrivée à Jonquière, elle confirme sa passion pour le monde envoûtant de l’actualité, ce qui vient brouiller les cartes de son avenir. L’ensemble des domaines l’intéresse, mais elle a un petit faible pour l’actualité sportive. Indécise entre la presse écrite, la télévision et la radio, Lilia souhaite toucher à tous les types de médias. L’été dernier, elle a eu le plaisir de travailler en tant que pigiste au journal La Tribune. Cette expérience plus qu’enrichissante est venue assurer son choix de carrière. Le journalisme est pour elle une façon de donner une voix aux gens.

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