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Amphithéâtre : les critiques n’ébranlent pas Étienne Jacques

Les critiques contre l’ajout d’une exposition autochtone au projet du Centre multifonctionnel culturel et sportif n’ont ébranlé ni le consultant embauché par Saguenay, Étienne Jacques, ni la communauté autochtone.  

C’est en page 11 du document présenté par Étienne Jacques aux échevins de Saguenay le 22 janvier, que l’on peut voir l’ajout d’une source potentielle de financement: « Une exposition permanente annuelle autochtone dans le hall d’entrée en lien avec le poste de traite de Chicoutimi et le Croissant culturel. »

La zone ferroviaire du centre-ville de Chicoutimi où serait situé l’éventuel Centre multifonctionnel culturel et sportif. (Photo : Samuel Duchaine)

Cet ajout a causé l’indignation de plusieurs personnes qui ont dénoncé le manque de tact du consultant et le fait que cette exposition n’est qu’une question de financement. C’est le cas de l’historienne et écrivaine d’origine métisse, Russel Aurore Bouchard. « C’est toujours une question d’argent, jamais une histoire de besoin. Je n’ai plus confiance au système et honnêtement, c’est une perte de temps. »

Questionné sur le sujet, M. Jacques n’a pas caché la réalité derrière cet ajout. « C’est vrai qu’à la base, c’est pour le financement. Le programme existe et c’était ma mission de trouver de potentielles sources de financement. Cette idée est avantageuse pour le projet, mais aussi pour les Autochtones. Ça leur donne de la visibilité. C’est une situation gagnante des deux côtés. »

M. Jacques a aussi mentionné être entré en contact avec les responsables du Musée régional de la Pulperie qui semblaient très ouverts à l’idée. « Ça fait plusieurs années qu’ils veulent faire une exposition permanente sur le poste de traite. Dans le hall du centre multifonctionnel, l’achalandage serait nettement avantageux pour la visibilité de l’exposition. Elle serait accessible en tout temps et à proximité du guichet de l’autogare et d’un espace café. »

De leur côté, les communautés autochtones préfèrent ne pas prendre position avant de savoir en quoi consistera l’exposition. « En ce moment, ce n’est qu’une idée comme ça et on n’a pas vraiment plus d’informations. C’est difficile de prendre position. Quand le projet avancera, on verra ce qu’il en est », a expliqué la conseillère aux communications et relations publiques du Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean, Karen Robertson.

M. Jacques a aussi avoué être un bon ami du chef de bande de Mashteuiatsh, Clifford Moar. Il croit que si M. Moar était en désaccord avec l’idée, il lui aurait lâché un coup de fil.

À propos de Samuel Duchaine

Samuel Duchaine
Originaire de Saint-Hubert sur la Rive-Sud de Montréal, Samuel a effectué un retour sur les bancs d’école, à 25 ans, au Cégep de Jonquière pour réaliser son rêve de devenir journaliste. Après un passage en comptabilité et dans le domaine de la construction, il se sent outillé plus que jamais pour arriver à ses fins. Fonceur, il ne recule devant aucun défi et c’est une des raisons pour laquelle il a accepté un poste au journal Le Quotidien entre sa deuxième et troisième année de technique. Il aime dire que l’on apprend tous les jours et que chaque expérience peut nous servir un jour. Sa passion pour le sport est indéniable et ce, peu importe de quel sport il s’agit. Cependant, sa plus grande force reste sa polyvalence, ce qui lui permet de traiter n’importe quel sujet. Également passionné par la découverte du monde, il souhaite combiner ses deux plus grandes passions dans sa carrière médiatique. Ses deux objectifs, couvrir les Jeux olympiques et gravir l’Everest.

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