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Les citoyens d’Arvida respectent les normes de rénovation patrimoniale

Les citoyens d’Arvida respectent les normes reliées à la rénovation de bâtiments anciens, selon l’analyste dédié au site patrimonial d’Arvida, Martin Simard.

«Le niveau de respect du plan de conservation est très élevé, a-t-il confirmé lors d’un atelier appelé Connaître son bâtiment patrimonial donné à la bibliothèque d’Arvida jeudi. Il y a une forte appropriation collective du patrimoine dans le secteur, ce qui n’est pas nécessairement le cas ailleurs.»

L’atelier a été organisé dans le cadre de la semaine du patrimoine (Photo : Maëlie Perreault-Lajoie)

Le plan de conservation d’Arvida consiste d’ailleurs à préserver ses biens de valeur historique et culturelle. Le gouvernement du Québec a procédé à la déclaration du site patrimonial d’Arvida en novembre 2018 en raison de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 12 juillet 2017, qui a pour but de protéger les personnages historiques décédés, les lieux anciens, les documents, les immeubles, les objets et les sites patrimoniaux.

Un sentiment d’appartenance règne chez les citoyens d’Arvida, mais la situation n’est pas toujours la même dans d’autres secteurs. «À l’extérieur de la région, il y a eu plusieurs cas de poursuites et ça ne va pas toujours très bien», a admis M. Simard.

M. Simard affirme qu’avant même l’instauration du plan de conservation d’Arvida, les gens étaient très attachés à leur patrimoine (Photo : Maëlie Perreault-Lajoie)

Le ministère de la Culture et des Communications s’avère tout de même efficace lorsqu’il faut donner l’autorisation d’effectuer des travaux dans des bâtiments patrimoniaux. «Disons que le ministère, en général, lorsqu’il émet une autorisation [de rénovation d’un bâtiment patrimonial], c’est toujours après de longues analyses, a expliqué M. Simard. Ce qui est permis de faire a été longuement étudié.»

Quelques obligations reliées aux rénovations

La Loi sur le patrimoine culturel exige que les propriétaires de terrain ou bâtiment patrimonial demandent la permission à la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, avant d’effectuer des travaux. Par exemple, modifier l’aménagement d’un immeuble ou l’apparence extérieure d’un bâtiment, démolir le bloc en question, excaver le sol, même à l’intérieur de l’immeuble ou encore subdiviser un terrain.

«La rénovation patrimoniale est la notion d’un bâtiment construit généralement avant les années 1960 où on peut l’entretenir et le restaurer», a défini la directrice générale du Centre d’histoire d’Arvida, Josée Bergeron.

Josée Bergeron est directrice générale du Centre d’histoire d’Arvida, mais également du Centre d’histoire Sir William-Price (Photo : Maëlie Perreault-Lajoie)

Elle a également soulevé les principes de la rénovation patrimoniale, soit bien connaître le bâtiment à retravailler, consulter des ressources compétentes, entretenir et restaurer le site, préserver son authenticité, favoriser les interventions réversibles, conserver le bâtiment vivant et intervenir dans une optique de développement durable.

À propos de Maëlie Perreault Lajoie

Maëlie Perreault Lajoie
Maëlie a quitté la ville de Baie-Comeau pour étudier en journalisme au Cégep de Jonquière, dans le but de connaitre tous les éléments du métier de recherchiste. Elle a d'ailleurs travaillé au sein du Réseau des Organismes de Lac-Kénogami afin de faire de la recherche sur l'histoire de la chapelle Saint-Cyriac. Elle est passionnée par l'histoire des civilisations anciennes et la littérature. Maëlie est une personne qui aime garder un mode de vie sain, actif et stable.

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