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Dessiner au Saguenay

Mario Lacroix qui caricature Mario Lacroix pour ses 30 années de métier. Crédit Mario Lacroix.

Vivre pour dessiner, voilà le choix qu’ont fait Mario Lacroix, caricaturiste, Louis-Pierre Cossette et Anaë Bilodeau, illustrateurs numériques. lls sont des exemples concrets de réussite lorsque l’on aime, à la fois, dessiner et notre région.

Tous, dans un style propre à leur art, se sont fait une place au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le plus visible d’entre eux est Mario Lacroix puisque ses caricatures ornent chaque jour sa rubrique «L’oeil de Lacroix» dans les pages du Quotidien et ce depuis plus de 30 ans. «Après toutes ces années, je ne suis pas capable de dire précisément combien de caricatures j’ai publiées, peut-être 11 000», raconte M.Lacroix. 

Le caricaturiste avoue qu’il est difficile de vivre seulement de ses dessins. C’est pourquoi il est resté salarié à Poste Canada tout en étant caricaturiste au journal. «La caricature c’est pas payant, c’est du fast-food, ça se consomme vite et ça s’oublie aussi vite.»

Par contre, rien au monde ne pourrait lui faire abandonner le dessin. «Je n’ai absolument pas l’idée de prendre ma retraite, tant que la santé est là, je reste. J’ai beaucoup trop de plaisir!»  

Partir pour mieux revenir

La firme LAPS, créée il y a 10 ans par l’Almatois Louis-Pierre Cossette et la Chicoutimienne Anaë Bilodeau, a pour vocation de créer des films d’animation. Le choix du royaume s’est fait après un voyage de deux ans en Inde puis en Indonésie. «Après des débuts professionnels à Montréal, nous sommes partis en Asie pour chercher l’inspiration. Nous sommes partis pour mieux revenir», explique Louis-Pierre Cossette.

Installés à Chicoutimi-Nord depuis 2012, trois courts-métrages sont sortis de leurs studios en plus des nombreuses collaborations avec des institutions du milieu. «Pas besoin de s’expatrier du Saguenay, c’est comme être un poisson dans un grand aquarium, on a plus d’espace, il y a moins de concurrence, mais il faut être plus autonome, plus polyvalent. Même si on est capable de tout faire de A à Z, on délègue parfois pour gagner du temps.»

Un projet documentaire est en phase de recherche de financement, le thème choisi portera sur les chocs post-traumatiques vécus par les soldats canadiens.

À propos de Pascal Gaxet

Pascal Gaxet
Pascal nous vient du vieux continent! Il a quitté ses contrées sudistes en France où le climat est chaud et tempéré et a traversé l'atlantique pour braver le froid saguenéen. Tout ce périple pour réaliser son désir de s'intégrer au monde du journalisme. Il fait donc partie de cette classe sociale que l'on appelle «les maudits Français». Il y a fort à parier que vous ne le maudirez pas, mais sa maturité et son sens de la répartie vous séduiront. Ouvert d'esprit, il s'intéresse plus aux autres qu'à lui-même. Il sait déjà que la meilleure façon de recevoir, c'est d'abord de donner. Le métier de journaliste lui sied à merveille, car le journalisme c'est savoir s'effacer pour mettre en valeur l'autre. Une première expérience estivale dans le salle de rédaction du Quotidien l'a conforté dans ce choix. Dans un coin de sa tête, il espère devenir journaliste spécialisé dans les domaines qu'il aime comme le sport (soccer) ou l'actualité mondiale, mais reste ouvert à tous les secteurs. Cette dernière année dans le programme Journalisme sera l'occasion de se pratiquer encore plus et d'assouvir sa soif de nouvelles jamais rassasiée.

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