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Les coopératives de plus en plus populaires dans la région

Les coopératives sont des alternatives de plus en plus populaires pour les entreprises rencontrant des difficultés financières. La proximité et l’inclusion sont ce qui surprend le plus les membres des nouvelles coops comme Le Quotidien et le marché BIZZ.

Après la fermeture de l’épicerie BIZZ à Chicoutimi, des consommateurs, des employés et des producteurs se sont alliés pour créer la Coopérative de solidarité BIZZ. «Tous ces gens se sont mis ensemble parce qu’ils croient que d’avoir un tel marché d’alimentation, c’est un besoin en région», explique la chargée de projet pour la coopérative BIZZ, Anne Gilbert-Thévard.

La création de la coopérative a permis d’inclure tout le monde dans le projet. «Les gens s’étaient attachés à cette petite entreprise familiale et régionale. Ils peuvent maintenant en faire partie.» Elle ajoute que les membres ont l’impression de reprendre leur alimentation en main.

La coopérative de solidarité BIZZ cherche présentement un local au centre-ville de Chicoutimi. Tout le reste est prêt pour l’ouverture, prévue au printemps : argent, équipements et conseil d’administration.

Dans les derniers mois, la librairie Les Bouquinistes, située à Chicoutimi, a sondé sa clientèle sur un projet de coopération. La librairie n’a pas voulu commenter puisque la consultation est encore en cours.

«Les gens s’étaient attachés à cette petite entreprise familiale et régionale. Ils peuvent maintenant en faire partie.»
– Anne Gilbert-Thévard, chargée de projet chez BIZZ
Photo : Anne Gilbert-Thévard

L’union fait la force

Le Quotidien a aussi vu ses travailleurs s’allier pour transformer le journal en coopérative. «Il ne faut surtout pas voir le modèle coopératif comme un modèle pauvre. C’est une alternative qui mérite autant sa place que les autres», affirme Julien Renaud, journaliste et secrétaire de fondation de la coopérative du Quotidien.

Pour M. Renaud, il est motivant de s’impliquer pour prendre son avenir en main. «Les employés du journal sont enthousiastes par rapport aux changements qui s’annoncent. On voit la lumière au bout du tunnel.» Il pense aussi que le journal s’est rapproché de son lectorat.

Le Quotidien est encore en transition vers son nouveau modèle de coopérative. «C’est beaucoup de démarches administratives. Je dis qu’il nous reste encore un mois ou deux avant que tout soit en place», affirme Julien Renaud. Pour le moment, les règlements sont adoptés, le conseil d’administration est formé et des rencontres ont lieu régulièrement.

Quand les membres sauvent la coop

La coopérative de consommation de Petit-Saguenay est en mode solution ; un déficit d’un million de dollars dû aux investissements des années précédentes doit être comblé. Le maire de Petit-Saguenay, Philôme LaFrance, affirme que d’être une coop crée un sentiment d’appartenance chez la population. «C’est plus facile de mobiliser les citoyens. Ils ont besoin d’épicerie et du poste d’essence.» Le maire pense que des solutions seront apportées par les membres de la coopérative pour la préserver.

À propos de Myriam Tremblay

Myriam Tremblay
Myriam Tremblay est native de Chambord au Lac-Saint-Jean. Du haut de ses 19 ans, elle est philosophe à temps partiel et étudiante en journalisme à temps plein. Elle fait preuve d'un grand esprit critique et elle possède un bon sens de l'observation. Passionnée de musique, Myriam apprécie gratter les cordes de sa guitares ou celles de son ukulélé. Amatrice de grands espaces, elle adore explorer la faune et la flore.

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