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Mentorat aux entrepreneurs

Des bénéfices professionnels et personnels

«Le trois quarts des entrepreneurs qui ont eu l’aide d’un bénévole de notre service de mentorat ont réussi à faire perdurer leur entreprise au-delà de cinq ans, alors que normalement, c’est seulement le quart», a mentionné la coordonnatrice de la cellule de mentorat de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, Marie-Claude Deschenes, lors d’un dîner-conférence organisé hier à Alma.

Ce service, qui est venu en aide à 77 entrepreneurs depuis son lancement il y a 12 ans, leur a bénéficié autant sur le plan professionnel que personnel.

«Moi, je suis bon sur le côté technique, mais je manquais de repères du côté entrepreneurial au début. Ma mentore est venue m’aider sur ce point», a confié l’entrepreneur Hugues Martin, lors d’un dîner-conférence, organisé à Alma par la cellule locale de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est. L’homme de 39 ans a fait le lancement de son entreprise de mécanique spécialisée dans la réparation de tracteurs agricoles il y a trois ans, et depuis peu, il rencontre chaque mois sa mentore, Gisèle Lessard, qui est propriétaire de trois salons de coiffure. Pour lui, être jumelé avec une entrepreneuse d’expérience lui a permis de prendre de l’assurance.

En compagnie de la coordonnatrice de la cellule de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, Marie-Claude Deschenes, les entrepreneurs Hugues Martin et Gisèle Lessard ont raconté leur expérience en tant qu’apprenti et mentor, lors d’un dîner-conférence au Bar-restaurant Chez Mario Tremblay à Alma. (Photo : Antoine Pelland-Ratté)
En compagnie de la coordonnatrice de la cellule de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, Marie-Claude Deschenes, les entrepreneurs Hugues Martin et Gisèle Lessard ont raconté leur expérience en tant qu’apprenti et mentor, lors d’un dîner-conférence au Bar-restaurant Chez Mario Tremblay à Alma. (Photo : Antoine Pelland-Ratté)

Même si ce sont ses connaissances qui sont mises à contribution, Mme Lessard a affirmé croire que ces échanges mensuels sont également très profitables aux conseillers. «Ça m’a apporté beaucoup. Je pense même que les mentors apprennent plus que les mentorés, a-t-elle expliqué. J’aime l’aspect humain de mon rôle. […] Ça m’apprend à devenir une meilleure personne.»

La coordonnatrice de la cellule de mentorat a toutefois ajouté que certaines politiques d’encadrements des mentors les empêchent d’investir dans l’entreprise de leur correspondant et que les échanges sont limités à des entretiens basés sur «le savoir-être» en entreprenariat.

Le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship, qui encadre le fonctionnement de toutes les cellules de mentorat au Québec, en Alberta et en France, assure également la mise en place d’une politique de confidentialité, afin d’éviter la fuite de toute information confidentielle pouvant affecter la prospérité d’une entreprise ou la réputation d’un entrepreneur.

Pour éviter tout conflit d’intérêts, les jumelages sont faits de sorte que les membres d’un même duo proviennent de deux secteurs économiques complètement différents. «Même si les membres d’une même dyade ont très peu de choses en commun, leur cheminement est presque le même, alors ce n’est pas problématique», a spécifié Mme Deschenes.

D’autres cellules de mentorat existent au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont une à Saguenay. Celle-ci est prise en charge par Promotion Saguenay.

 

À propos de Antoine Pelland-Ratté

Antoine Pelland-Ratté
Originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures, on pourrait décrire Antoine Pelland-Ratté comme un véritable amoureux de la pensée. Jouer l’avocat du diable, explorer de nouveaux concepts atypiques et s’impliquer dans des projets diversifiés font partie de ses activités favorites qui définissent pleinement sa personnalité et ses intérêts. Il tire d’ailleurs ce petit penchant pour les loisirs intellectuels de son parcours sinueux à travers tous les domaines de l’art et des sciences humaines. On parle ici de musique, de théâtre, de dessin, de peinture, de sculpture, d’histoire, et bien sûr, de politique. En effet, son implication politique dans la vie étudiante est ce qui justifie le mieux son penchant revendicateur. C’est d’ailleurs cette vive passion pour l’apprentissage des rouages de la politique qui l’a mené, en 2017, à s’enraciner en Art et technologie des médias, dans le profil « journalisme ». Après ses études collégiales, il envisage de réaliser un Baccalauréat intégré en relations internationales et affaires publiques à l’Université Laval, afin d’acquérir au travers de son parcours des compétences qui lui permettront d’enjoliver sa communauté, et ce, à travers l’art de la politique.

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