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Victor Landry, champion avant la grande victoire

Le jeune Victor Landry a une fois de plus démontré qu’il est un vrai guerrier. Il a déjoué tous les pronostics en mettant la main, avec son équipe, sur le Tournoi interrégional de hockey de Saint-Ambroise/Falardeau dans la catégorie Atome A, 15 mois seulement après avoir reçu un diagnostic de cancer.

Victor a 10 ans et lutte actuellement contre la leucémie. De son propre aveu, cette victoire acquise le 1er mars, est un petit pas pour son équipe, mais un grand pas vers sa rémission. «C’est plus de positif et ça me donne plus de force. J’aime gagner et je suis capable de tout donner pour gagner, autant sur la patinoire que dans la vie», avoue Victor un peu gêné.

Les Orioles de Saguenay ont remporté les grands honneurs de la catégorie atome A, à la grande surprise de plusieurs. (Photo : courtoisie)

Son histoire a débuté le 16 novembre 2018, le jour où il a reçu le diagnostic de la leucémie, la veille du début de sa saison hockey de Victor. Il a joué seulement cinq périodes cette année-là. La saison suivante, à l’automne 2019, Victor était déjà de retour sur glace, à la grande surprise de bien des gens.

Deux personnes qui n’étaient pas étonnées, ce sont ses parents Karine et Hugo. «Victor a toujours été un athlète. Il faisait beaucoup de sport avant et il en fait encore, ce qui l’a beaucoup aidé parce qu’il a une hémoglobine plus haute que la moyenne des enfants de son âge et ça lui permet que la fatigue ne paraisse pas trop. Il est vraiment surprenant», explique son père, Hugo Landry.

«Habituellement, la physiothérapeute doit insister pour que les jeunes bougent, mais Victor, elle doit lui dire de se reposer, raconte à la blague sa mère Karine Imbeau. Faire du sport, ça permet de canaliser ses énergies et d’évacuer certaines émotions. Quand il me demande pour faire quelque chose, je ne suis pas capable de lui dire non. J’ai vraiment l’impression que ça lui fait bien.»

Dans l’équipe, Victor n’a pas de statut particulier. Il est traité comme tous les autres membres de la formation. «Les joueurs sont au courant de sa condition, mais on n’a jamais agi en fonction qu’il est malade et qu’il a besoin de plus d’attention. Tout ce qui s’approche de la vie normale, c’est une victoire sur la maladie», explique son papa, qui agit aussi comme entraîneur des Orioles.

De l’œil de l’entraîneur, son gardien a une force mentale incroyable. «Victor, une de ses grandes forces, c’est qu’il passe rapidement à autre chose. Il garde les buts de la même façon du début à la fin, peu importe ce qui arrive en cours de match.»

Victor Landry était tout heureux de soulever le trophée en compagnie de son père, Hugo Landry. (Photo : courtoisie)

Un tournoi exceptionnel

Les Orioles de Saguenay, pour qui Victor garde le fort devant les buts, avaient encaissé deux revers à leurs deux premiers matchs par des marques de 5 à 1 et de 6 à 1, ce qui ne laissait pas croire en leurs chances de remporter les grands honneurs, surtout si l’on ajoute le fait qu’ils n’avaient que quatre victoires en saison régulière.

Ce gain contre l’équipe locale a permis aux Orioles de participer aux demi-finales. Pour ce match crucial, ils devaient surmonter le défi de battre la deuxième équipe au classement de la saison et victorieuse du premier match entre les deux équipes au compte de 6 à 1.

Victor s’est levé et a mené sa troupe à la victoire 2 à 1 pour accéder à la finale, contre l’équipe qui avait battu les Orioles 5 à 1 au match inaugural. Une fois de plus, Victor s’est dressé tel un mur devant sa cage et les Orioles ont remporté le titre avec une victoire de 2 à 1.

«Dans la demi-finale et la finale, les arrêts qu’il faisait avaient l’air faciles. On n’a pas la meilleure équipe, mais on a joué tout un match. L’équipe au complet a bien travaillé», raconte M. Landry.

Aujourd’hui, Victor est à 95 % de rémission. Si tout se passe bien, il devrait être champion à nouveau en décembre 2020.

À propos de Samuel Duchaine

Samuel Duchaine
Originaire de Saint-Hubert sur la Rive-Sud de Montréal, Samuel a effectué un retour sur les bancs d’école, à 25 ans, au Cégep de Jonquière pour réaliser son rêve de devenir journaliste. Après un passage en comptabilité et dans le domaine de la construction, il se sent outillé plus que jamais pour arriver à ses fins. Fonceur, il ne recule devant aucun défi et c’est une des raisons pour laquelle il a accepté un poste au journal Le Quotidien entre sa deuxième et troisième année de technique. Il aime dire que l’on apprend tous les jours et que chaque expérience peut nous servir un jour. Sa passion pour le sport est indéniable et ce, peu importe de quel sport il s’agit. Cependant, sa plus grande force reste sa polyvalence, ce qui lui permet de traiter n’importe quel sujet. Également passionné par la découverte du monde, il souhaite combiner ses deux plus grandes passions dans sa carrière médiatique. Ses deux objectifs, couvrir les Jeux olympiques et gravir l’Everest.

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