dimanche , 5 décembre 2021

Audiences du BAPE: Le gaz naturel liquéfié mis sous la loupe 

À l’occasion de la quatrième journée des audiences du BAPE sur le projet GNL Québec, jeudi, un expert du ministère de l’Environnement affirmé que le gaz naturel liquéfié prôné par Énergie Saguenay pourrait, dans une  dizaine  d’années, ne plus être considéré comme une énergie de transition.   

« Au fur et à mesure qu’on avance dans le temps, [le gaz naturel] sera de moins en moins considéré comme une énergie de transition et il sera éventuellement carrément considéré comme une émission polluante », de dire l’expert en émissions de gaz à effet de serre du ministère de l’Environnement du Québec, Sergio  Cassanaz. 

Énergie Saguenay soutient toutefois que son gaz naturel pourrait réduire l’empreinte écologique planétaire en remplaçant d’autres énergies plus polluantes comme le charbon ou le mazout.  

Un projet  carboneutre, mais dans quelle mesure? 

L’entreprise  québécoise prévoit aussi un bilan nul en matière d’émissions  de gaz à effet de serre pour son complexe industriel de liquéfaction. Parmi les projets étudiés pour compenser leurs émissions de GES,  Énergie Saguenay propose  entre autres la plantation d’arbres, la récupération et la réutilisation de la chaleur du procédé et, en dernier recours, l’achat de crédits carbone compensatoires.  

Plusieurs citoyens ont  toutefois  pris la parole pour  dénoncer  que le nombre de GES émis par l’extraction et l’exportation du gaz naturel liquéfié d’Énergie Saguenay n’était pas  comptabilisé  dans  les prédictions de l’entreprise. « Supposément que l’extraction de la ressource, qui est extrêmement polluante, ne doit pas être considérée sous prétexte que ce n’est pas sous notre juridiction », a  déploré le  porte-parole du Pacte pour la transition,  Dominic  Champagne. 

À propos de Ophélie Bonenfant

Ophélie Bonenfant, originaire de la région de Lanaudière, est habitée par un besoin incessant de tout savoir et de tout faire comprendre aux autres. Adepte de l’information à temps plein et passionnée par la complexité de la langue française, elle s’est frayé un chemin jusqu’au Cégep de Jonquière en ATM où elle complète actuellement ses études en journalisme. Très près de ses émotions, Ophélie est une jeune femme authentique et déterminée qui ne fait jamais les choses à moitié et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si elle aspire à un avenir en tant que journaliste judiciaire, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle chérit l’idée que ce qui se passe dans l’ombre doit être révélé pour veiller aux intérêts de la société.

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