mercredi , 21 octobre 2020
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Les fléchettes, le loisir d’une vie pour Diane Gobeil

La joueuse de dards semi-professionnelle Diane Gobeil s’entraîne dans son sous-sol à l’aide de la technique de son père : atteindre 25 fois de suite le centre de la cible et recommencer si elle manque la séquence. Elle essaie ensuite d’atteindre les autres points de la cible à l’aide de 50 dards.
Photo : Rosie St-André

 

Commencer à jouer aux dards avec un jeu en plastique dans son sous-sol pour finalement se rendre au championnat mondial virtuel de fléchettes. Il s’agit du parcours de la joueuse semi-professionnelle Diane Gobeil. Classée championne québécoise depuis plusieurs années dans cette discipline, l’athlète saguenéenne voit ce sport plutôt comme un loisir qui demande beaucoup d’investissement.

« On n’est pas payés pour les tournois et championnats qu’on fait, rapporte-t-elle. C’est toi qui dois trouver des commanditaires pour payer tes dépenses ». Celle qui s’est rendue en Roumanie pour le championnat mondial de 2018 ajoute également que l’argent a été l’une des grandes difficultés qu’elle a rencontrée dans sa carrière. Pour elle, c’est un défi de trouver des entreprises qui sont prêtes à l’aider financièrement durant ses tournois. « Je ne suis pas à l’aise de demander ça », confie l’athlète.

De père en fille

Le talent et la passion de Mme Gobeil proviennent surtout de son père. Lorsqu’elle était jeune, ses parents partaient jouer aux dards avec leurs amis. Pendant ce temps, elle, son frère et sa sœur y jouaient dans le sous-sol avec des dards en plastique.

C’est à l’âge de 21 ans qu’elle est entrée dans une ligue pour la première fois. « Mon père nous a dit : ‘’ Venez-vous en, je vous inscris dans une ligue ! ‘’ et c’est comme ça que ça a commencé », raconte la joueuse de fléchettes. Elle ajoute que son père était très talentueux. « Il avait tout pour être un champion », confie-t-elle avec émotion.

Un loisir psychologique

Pour la joueuse de dards semi-professionnelle, il ne s’agit pas seulement de bien viser la cible. « Il faut entrer dans sa bulle, ne pas se laisser déranger, explique-t-elle. Il y a une certaine force intérieure à avoir ». Durant les compétitions, il est important de dégager une bonne attitude selon elle. « Ça peut bouillir en-dedans, tu peux avoir de la détermination pour gagner, mais il ne faut pas que ça paraisse. Tu continues de sourire de l’extérieur », révèle Mme Gobeil en riant de bon cœur.

Ce que Diane Gobeil aime de ce loisir et de cette carrière, c’est qu’elle se sent appréciée de tous. « C’est gratifiant de savoir que les gens sont contents pour toi et que tes enfants sont fiers de toi aussi », conclut-elle en interpelant son fils qui affirme être toujours fier de sa mère.

À propos de Rosie St-André

Rosie St-André
Autant elle est énergique et expressive, autant Rosie St-André est une jeune femme organisée pour qui le souci d’un travail bien fait est important. Originaire de Joliette dans Lanaudière, les communications la passionnent depuis son jeune âge. En effet, les caméras et les micros ne lui font pas peur : elle possède une chaîne Youtube depuis l’âge de 13 ans. Au secondaire, elle a également eu la chance de co-animer une émission de radio à la station de sa ville, le M103,5. Avec plus d’une corde à son arc, Rosie veut continuer de découvrir toutes les facettes du monde des médias. Les sujets d’actualité la font vibrer et lui donnent envie d’en apprendre toujours plus sur le monde dans lequel on vit. Que ce soit la politique, la culture, l’environnement ou les faits divers, elle est toujours allumée par ce qui lui est proposé. Son but en tant que journaliste ? Informer la société sur les différents enjeux qui l’entourent tout en donnant une voix aux citoyens.

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