samedi , 28 novembre 2020
Accueil / Arts & culture / Porter l’art pour le démocratiser

Porter l’art pour le démocratiser

Annlo crée des t-shirts et des cotons ouatés arborant ses œuvres.
Photo: Coralie Laplante

Démocratiser l’art en le projetant sur des objets : c’est ce que réalisent les artistes saguenéennes Kristine Girard et Annlo. Chacune à sa façon, les deux femmes ont la volonté de partager leurs œuvres au plus grand nombre d’amateurs.

« J’essaie d’avoir des produits pour que les gens puissent porter mon art, peu importe ce qu’ils ont dans le portefeuille », déclare Annlo. La peintre captivée par la mode se dit consciente que les toiles représentent un certain investissement.

Annlo propose ainsi des vêtements illustrant ses toiles aux accents rétro, mais aussi des coussins élaborés en collaboration avec la designer d’intérieur californienne Laura Brophy. L’artiste porte une attention particulière à ce que ces objets soient confectionnés au Québec, à l’aide de matériaux provenant de la province. Par ailleurs, Annlo a lancé récemment une collection de masques qui sont faits entièrement à la main au Saguenay. La peintre originaire de la région crée d’ailleurs ses œuvres dans son atelier à Arvida. Elle possède également une galerie dans le Vieux-Port de Montréal.

La peintre Kristine Girard croit pour sa part que la création de produits affichant ses œuvres permet de faire connaître l’art aux gens, mais aussi d’accroître leur intérêt pour ce domaine. L’artiste œuvrant dans son atelier situé dans le centre-ville de Chicoutimi élabore des sacs, des bandanas et des chandails. La femme souhaite que ses pièces conservent leur caractère unique : « Je viens de sortir un sac. Ça faisait cinq mois que je travaillais dessus et j’ai 20 items. »

Kristine Girard peint en fonction de ses émotions, qui vont influencer son geste et la façon dont elle travaille la matière.
Photo : Courtoisie

Pour Kristine Girard, la peinture est un besoin viscéral. Elle crée en étant guidée par ses émotions. La matière est au cœur de son travail. « Ce n’est pas tout, ce qui est dit dans le tableau : c’est avec quoi? », souligne-t-elle. L’artiste affirme avoir un blocage à produire des masques actuellement, se disant affectée par la connotation négative de la pandémie. La passionnée de l’impressionnisme comme du figuratif offre cependant des giclées sur toile, soit des images retravaillées d’une portion d’une œuvre originale.

Annlo diffusera à nouveau ses représentations de femmes libres sur une collection de vêtements d’automne, en plus de lancer une série de vêtements de ski.

Le thème de la femme libre et forte est souvent abordé dans les œuvres d’Annlo. L’artiste considère que ses toiles ont un « côté féministe».
Photo : Coralie Laplante

À propos de Coralie Laplante

Coralie Laplante
Féministe assumée originaire de Montréal, Coralie se passionne pour les arts sous toutes leurs formes. Considérant que la beauté se trouve dans la différence, la jeune passionnée des mots s’intéresse à tout créateur déviant des conventions et des chemins préétablis. Cinéma, littérature, musique, mode ou arts visuels, tout alimente l’esprit (légèrement) agité de Coralie. Le reste de l’attention de Coralie se porte sur ses rencontres, et son désir de dénoncer les inégalités, comme d’en apprendre plus sur toutes les causes sociales. S’impliquant depuis deux ans en tant que journaliste et directrice dans le magazine web La Cerise, elle croit essentiel de faire partie intégrante de son milieu de vie. Participer au Forum étudiant et à l’organisation du festival De l’Âme à l’Écran fait aussi partie de ses activités. Décrite comme un Cube Rubik emmêlé par ses colocs, Coralie espère frayer son chemin au travers de ses propos à l’aide de ses couleurs et de nombreuses tasses de café.

À voir aussi

Une nouvelle boutique artisanale à Place du Saguenay

  La Boutique des Artisans a ouvert ses portes, jeudi, à Place du Saguenay. La boutique, qui …