vendredi , 27 novembre 2020
Accueil / Opinions / On récolte ce que l’on sème

On récolte ce que l’on sème

Quand le gouvernement suspend certaines activités sportives en raison de la pandémie, les premiers à se plaindre sont ceux pour qui le sport est essentiel dans leur vie. On peut toutefois douter de leur volonté de faire le nécessaire pour garder le droit de pratiquer leur sport favori.

Le passage au palier rouge est le plus radical en termes de changement aux règles émises par le gouvernement provincial. Ce palier affecte plusieurs domaines non-essentiels tels que la restauration, les bars et le sport.

Une grande partie des amateurs de sport demande à garder les gyms, les arénas, les piscines et tous les autres complexes sportifs ouverts. Ils considèrent le sport comme étant essentiel à leur bien-être.

Pour plusieurs, le sport est un moyen de garder un équilibre entre une bonne santé physique, mais aussi mentale. On ne peut pas le nier, mais on peut se demander si tous les efforts sont faits pour le respect des règles sanitaires et ainsi éviter les fermetures.

Nos champions…

Pendant une entrevue sur l’avenir du sport en zone rouge avec le conseiller municipal de Saguenay Michel Thiffault sur les ondes de KYK 95.7, un auditeur est intervenu en mentionnant avoir averti une trentaine de jeunes sans masques sortant d’un aréna. Le problème ici est que ces jeunes lui ont ri au visage quand il leur a demandé de suivre les consignes. Malheureusement, ce n’est pas du tout un cas isolé puisque dans plusieurs autres endroits, les règles ne sont pas respectées.

Bien que cela n’englobe pas la population entière, certains témoignages reçus valent la peine d’être pris en compte afin de comprendre les décisions du gouvernement. Dans les vestiaires des arénas, le nombre maximal de joueurs par chambre est souvent dépassé et le port du masque n’est pas respecté en tout temps, selon ce qu’ont rapporté quelques joueurs de hockey provenant d’équipes différentes.

De plus, alors que depuis le début de la saison, il est bien spécifié que chaque joueur doit avoir sa propre gourde d’eau, les échanges de gourdes se poursuivent de plus belle. Et la cerise sur le sundae? Bien que la limite de personnes dans les gradins était à 50 il y a quelque temps, l’entraîneur d’une équipe a mentionné qu’il devait y avoir pas loin de 200 personnes présentes à une partie, de quoi être découragé.

Dans un sport où les contacts sont naturels, les hockeyeurs devront faire davantage d’effort pour conserver le droit de le pratiquer. Photo : Cédrick Boulianne

Le directeur général de l’Association du hockey mineur du Saguenay, Dany Chouinard, a même dû faire un rappel à l’ordre concernant la présence des parents dans les arénas, alors que c’est interdit. « Vous attendez quoi? Que Ville de Saguenay ferme les arénas et que vos enfants ne puissent plus jouer? » a-t-il écrit sur la page Facebook de l’organisation.

Du côté des gyms, même problème. Les usagers doivent se déplacer de machine en machine en portant le masque, ce qui n’est pas toujours fait confirme une personne désirant rester anonyme qui fréquente une salle d’entraînement, « Une fois entré dans le gym, plus personne ne met son masque, le monde s’en fout », a-t-elle confié déçue par le comportement de ses compères.

En agissant ainsi, le monde du sport ne peut que s’attendre à être confiné de nouveau. Sûrement que plusieurs personnes font très attention aux règles sanitaires pour continuer de faire du sport, mais c’est malheureusement à cause des trouble-fêtes qui ne se soucient pas de ces règles que tous en seront privés.

À propos de Cédrick Boulianne

Cédrick Boulianne
Originaire de Dolbeau-Mistassini au Lac Saint-Jean, Cédrick Boulianne est un jeune homme de 21 ans passionné de sports. Il a complété son DEC en sciences de la nature au Cégep de Saint-Félicien dans le but de devenir kinésiologue. Cependant, il a remis son futur en question et devenir journaliste sportif s’est avéré son plus grand souhait. Bien que le sport soit sont «dada», son passé scientifique fait qu’il s’intéresse aussi à ce domaine, en plus d’avoir un petit côté culturel. Il l’a développé en étant comédien dans le film La Cicatrice de Jimmy Larouche à l’âge de 12 ans. Malheureusement, le jeune homme a dû prendre sa retraite de l’Union des artistes a un très jeune âge ne désirant pas continuer dans ce domaine. Très énergique, Cédrick est toujours prêt à vouloir faire des blagues pour faire rire les autres avec des jeux de mots qui ne sont pas si drôles que ça. Avec un bel esprit d’équipe, il aime travailler avec les gens pour apprendre de nouvelles choses à chaque jour.

À voir aussi

Brimer les droits d’auteur sans le savoir

Les artistes en arts visuels éprouvent des difficultés alors que l’ère numérique bat son plein …