vendredi , 27 novembre 2020
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Le cirque pour contrer la morosité

 

Les artistes de la troupe sont toujours présents pour aider et conseiller les jeunes participants adeptes de cirque.

 

Tous les samedis, le sous-sol de l’église Saint-Jacques, à Arvida, est pris d’assaut par des balles de jonglerie, des quilles, des foulards et des personnages aux couleurs flamboyantes. La troupe de cirque les Fous du Roi accueille les jeunes et les moins jeunes afin de leur apprendre les rudiments de cet art méconnu.  

Tout a débuté à la fin du camp d’été. « On s’est dit : pourquoi ne pas poursuivre ça, mais ouvert à tous, pour tous les âges et tous les niveaux. On voulait faire quelque chose pour le public »,  raconte l’athlète et membre du conseil d’administration, Lisa Lavoie. Naît alors L’Instant Crinqué, qui se tient tous les samedis, de neuf heures à midi, moyennant la somme de dix dollars.  

Des tapis ont été installés, respectant la distance de deux mètres, dans le local qui sert habituellement de lieu de répétition pour les membres de la  troupe. Les balles, quilles, foulards, monocycles et autres accessoires sont désinfectés. En dehors des stations qui leur sont attribuées, tous doivent obligatoirement porter le masque. Les places sont limitées afin de respecter au mieux la distanciation sociale.  

Interrogée quelques jours après le passage au palier maximal, Lisa Lavoie confirme qu’il est toujours possible de venir s’entraîner dans l’église qui abrite le Complexe QUEBEC ISSIME, en duo ou en solo, tout en respectant avec soin les mesures mises en place.  

 Les participants répondent toujours présents 

Véronique Martel en était à son premier passage à L’Instant Crinqué. « Je suis là avec ma filleule de sept ans. C’est ma première fois, mais c’est vraiment agréable. » Elle a confirmé qu’elle allait revenir, si la situation le permettait : « C’est bien organisé, on a tous nos zones et tout est désinfecté à mesure. C’est sécuritaire. » 

Quant à l’artiste et membre de la troupe, Stéphanie Tremblay, elle est persuadée que même si le Saguenay-Lac-Saint-Jean est maintenant en alerte maximale, les citoyens seront toujours fidèles au poste. La clown au costume pastel rappelle que l’équipe réfléchit et se prépare depuis longtemps à ce changement majeur et invite la population à tout de même se joindre à eux. « Ce que j’aime le plus, c’est voir les gens de l’extérieur venir s’entraîner et s’amuser  avec nous », a ajouté la jeune femme énergique, avec un sourire dans la voix, facilement discernable malgré le masque.  

Le bonheur était effectivement au rendez-vous dans la salle. Pour l’édition d’Halloween, un jeune pirate s’essayait au monocycle alors qu’une princesse se pratiquait à la jonglerie avec des foulards. Le tout sous les regards attentifs et joyeux des trois athlètes. Ceux-ci pratiquaient avec les participants, toujours prêts à enseigner leur art et performer devant les petits comme les grands. Ces derniers n’hésitent pas à se prêter au jeu et retrouvent, pour quelques heures, leur cœur d’enfant. 

 Les Fous du Roi, cirque et divertissement  

C’est en 2008 que des amuseurs publics et artistes du cirque joignent leurs forces et fondent Les Fous du Roi. L’organisme à but non lucratif, à la base aux allures plus médiévales, a diversifié ses techniques avec le temps. Numéros de feu, jonglerie, animation clownesque, danse, maquillage et sculptures de ballon, leurs différentes apparitions leur ont permis de se tailler une place dans l’univers du divertissement. En plus de s’occuper des fêtes d’enfant, la troupe se présente à plusieurs gros festivals de la région, notamment Les Grandes Veillées et la Foire de La Baie. Ils offrent également des cours de cirque à l’École secondaire des Grandes-Marées. Là aussi, les activités continueront malgré le passage en zone rouge.  

L’Instant Crinqué se tiendra tous les samedis, et ce, jusqu’à nouvel ordre. L’équipe espère pouvoir reprendre après le temps des Fêtes.  

 

À propos de Marianne Lesage

Marianne Lesage
Au primaire, contrairement à ses amies qui souhaitaient toutes devenir infirmières ou vétérinaires, Marianne voulait devenir journaliste. Ce rêve l’accompagne durant tout son secondaire sans toutefois que ce soit concret. Quelques années plus tard, elle fait le grand saut, laisse ses deux chats derrière elle et quitte Terrebonne pour aller étudier en ATM à Jonquière. Passionnée depuis longtemps par les crimes et les mystères en tout genre, elle désire poursuivre dans le journalisme d’investigation. Elle veut poser les questions qui dérangent et informer la population. Elle aime en apprendre plus sur à peu près tout. Que ce soit à Montréal, près de chez elle, ou dans les régions éloignées, Marianne est prête à relever tous les défis qui s’offrent à elle.

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