vendredi , 27 novembre 2020
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Les commerçants satisfaits, mais pas à 100%

Deux employées du Pandora, Maryse Bouchard et Valérie Vaillancourt, s’attendent à une gestion plus difficile avec le Black Friday qui approche. (Photo: Amélie Simard-Blouin)

Les mesures sanitaires mises en place pour contrer la COVID-19 sont parfois difficiles à faire respecter dans les commerces de Place du Royaume.  

En visitant les divers magasins du centre commercial de Chicoutimi, on remarque bien vite que les mesures sont différentes pour chacun. Allant d’un nombre maximal de 3 à 215 clients par magasin, les commerçants ont tous développé leurs propres techniques pour faire respecter les règles.

Pour ce qui est du Winners, le directeur adjoint, Alex Martin, doit jongler avec quelques défis tous les jours. Le magasin n’accepte que 215 personnes à la fois, en comptant les employés. Malgré le nombre élevé de personnes admises à l’intérieur, la file d’attente peut s’allonger sur près de 500 m selon le directeur. Il explique recevoir surtout des plaintes pour le temps d’attente. Autre mesure : un employé est toujours présent à l’entrée pour s’assurer du port du masque et du lavage des mains, en plus de sensibiliser les clients aux deux mètres. « C’est vraiment pour offrir un service à la clientèle et rassurer les gens », affirme M. Martin.

Dans le cas des magasins à moins grande surface, les problèmes sont sensiblement les mêmes. « C’est tout noir ou tout blanc », déclare une employée du Pandora, Maryse Bouchard. Le magasin, qui n’accepte que quatre clients à la fois, doit souvent rappeler aux gens d’attendre à l’extérieur lorsqu’il est à capacité maximale. Le lavage des mains est aussi un oubli fréquent des acheteurs. « On va leur demander poliment [de se laver les mains], et c’est sûr qu’ils vont le faire », affirme une autre employée, Valérie Vaillancourt.

Les clients qui omettent la désinfection des mains à l’entrée semblent souvent le faire par mégarde, selon la plupart des commerçants. Ensuite, la manière de gérer les récalcitrants est différente pour chacun. Si au Winners il n’est pas question « de jouer à la police » pour le directeur adjoint, la situation est différente au Urban Planet. « Quand on les voit, on va les avertir de se laver les mains. S’ils ne veulent pas, ou portent mal leur masque, on va les mettre dehors », explique l’assistante gérante, Léane Bergeron.

Chez Dans un Jardin, un ruban a même été installé à l’entrée pour mieux contrôler le nombre de personnes en magasin. « Les gens ne veulent plus se désinfecter les mains. […] Ils ne regardent pas les flèches », témoigne la gérante Edna Cyr. À l’inverse, les clients de Fruits et Passion semblent mieux coopérer. « Les gens sont rendus habitués. Si on les avertit, la plupart sont courtois », exprime la gérante Katia St-Pierre.

Avec le passage au rouge pour la région du Saguenay, certains commerçants affirment qu’il y aura un peu plus de surveillance, alors que d’autres ne connaitront pas de changements, leurs mesures étant jugées assez efficaces.

À propos de Amélie Simard-Blouin

Amélie Simard-Blouin
Amélie est une étudiante de troisième année option journalisme qui est pleine d’ambitions. Originaire de la ville de Québec, elle espère retourner travailler dans sa ville natale pour le milieu de la télévision. Amélie a toujours été passionnée par les arts, ce pourquoi elle aimerait se diriger vers le culturel pour son futur travail. Malgré ses champs d’intérêts très centrés sur les arts, l’étudiante de 19 ans est polyvalente et aime les défis. Elle aime bouger, travailler sous pression et rencontrer de nouvelles personnes! C’est alors avec joie qu’elle se lancera dans n’importe quel projet ou opportunité qui se présente à elle afin de laisser sa trace dans le monde médiatique.

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