vendredi , 27 novembre 2020
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«Ok Google» : est-ce que tu m’espionnes ?

Pour activer la recherche vocale sur Google dites « Hey Google », « Ok Google » ou appuyez sur l’icône en forme de micro. (Photo : Manuel Cardenas)

Vous est-il déjà arrivé de parler d’un sujet banal avec vos proches et de retrouver une annonce étroitement liée à ce sujet sur votre cellulaire ? Plusieurs personnes sont certaines que leur vie privée est menacée par leur téléphone intelligent parce que des publicités trop personnalisées apparaissent sur leurs réseaux sociaux ou applications. 

« J’ai mentionné à mon copain que j’aimais bien regarder des athlètes faire de la natation et le soir même j’avais des vidéos de piscines sur Facebook », témoigne une jeune adulte, Anabelle Dubé. 

« J’ai parlé à mes camarades de classe d’un nouveau jeu que je pensais peut-être acheter et j’ai retrouvé des publicités du même jeu sur Google », affirme pour sa part l’étudiant Clément Malboeuf. 

Mais est-ce que nos téléphones nous écoutent vraiment ? 

Premièrement, l’écoute non consentante de conversations est illégale selon le guide d’utilisateur des appareils. Par contre, le micro des téléphones intelligents est activé en tout temps car il doit être prêt à détecter les phrases d’activation vocales comme « Ok Google » ou « Hey Siri ». Dans la plupart des contrats d’utilisation, il est également indiqué que des employés, appelés des contracteurs, sont autorisés à écouter une petite partie des conversations des utilisateurs, afin de s’assurer de la qualité de la commande vocale. Selon une enseignante au département d’informatique du Cégep de Jonquière, Rebecca Lapointe, leur écoute est cependant limitée. « Les conversations analysées sont courtes et ne peuvent être enregistrées. De plus, les contracteurs ont un contrat de confidentialité », explique Mme Lapointe. 

L’enseignante ajoute que plusieurs enquêtes et expériences ont été faites pour démystifier cette théorie et qu’elle n’a jamais pu être prouvée. 

Alors comment peut-on expliquer le témoignage des utilisateurs inquiets ? 

Selon l’enseignante, il s’agirait tout simplement de coïncidences.  

« Une personne va voir une tonne de publicités chaque jour et par le biais de confirmation, elle va seulement se rappeler de celle qui coïncide avec ce qu’elle a dit. Aussi, ça peut être une compagnie qui fait une grande promotion depuis quelques semaines et sans s’en rendre compte, l’utilisateur a la marque en question en tête, il en parle à ses proches et quand il revoit la publicité sur Internet, fait un mauvais lien », fait valoir Mme Lapointe. 

L’experte en informatique ajoute qu’une autre explication plausible serait le principe du profil personnalisé. « Les réseaux sociaux mettent en avant des publicités basées selon les recherches sur Amazon, YouTube ou n’importe quel navigateur de l’utilisateur, entre autres grâce aux principes des cookies, qui sont des données de navigation recueillies sur les utilisateurs par les développeurs des sites web. C’est pour cela que certaines publicités sont liées aux intérêts des usagers et inconsciemment, les individus peuvent encore une fois établir un mauvais lien avec des conversations quotidiennes ». 

Toutefois, elle spécifie qu’il y a quand même des risques qui peuvent mettre en péril la vie personnelle des individus. « Plus on donne des informations à Google ou Apple par exemple, plus il y a de risques de bris de sécurité, de cyberattaques ou de de contracteurs malhonnêtes par exemple », conclut l’enseignante. 

À propos de Manuel Cardenas

Manuel Cardenas
Manuel Cardenas a quitté son pays d'origine, le Pérou, à l'âge de six ans pour venir s'établir au Québec. Quand il a eu l'option de déménager à Jonquière pour étudier son métier de rêve à 200 km de chez lui, la distance ne l'a pas trop dérangé et il a foncé! C'est un passionné de musique depuis qu'il est tout petit. Il joue de quelques instruments comme le piano et la guitare et cette musicalité lui permet de garder une personnalité dynamique. Son autre grande passion est le sport, plus précisément le soccer. À l'âge de 14 ans, il a commencé à faire des vidéos YouTube axées sur ce sujet. Aujourd'hui, sa chaine contient 76 vidéos, un total de 4 200 000 vues et environ 9000 abonnés. Le soccer est d'ailleurs la raison pour laquelle il a tourné ses yeux vers le journalisme. Son rêve est de devenir journaliste sportif et de commenter et couvrir les plus grand matchs de soccer au monde! Il se voit déjà dans un studio, le micro à la main en train de commenter une finale de la Ligue des Champions. Il voudrait également combiner son futur métier de journaliste avec sa chaine YouTube en appliquant ses connaissances en communication pour développer son contenu

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