mercredi , 27 janvier 2021

L’évolution de la télévision au Québec vue par Sophie Imbeault

L’arrivée de l’ère numérique a perturbé l’évolution de la télévision, tout en changeant les habitudes d’écoute des consommateurs et ce, dès les années 1980.   

C’est ce qu’a raconté l’historienne et éditrice Sophie Imbeault durant une conférence donnée en honneur de son nouveau livre Une histoire de la télévision au Québec, mercredi. L’événement, intitulé « La télévision au Québec, une riche histoire », se déroulait à l’invitation du Musée du Fjord.

En 1990 débute l’ère de la technologie numérique. Écrans plats, images en directs en continu font leur apparitiontout en prédisant la création d’Internet«C’est 16 ans plus tard que les spécialistes se demandentpourra-ton bientôt écouter la télévision sur nos ordinateurs?», a rapporté Mme Imbeault, avec un sourire en coin, alors qu’elle sait très bien qu’il s’agit aujourd’hui d’une chose courante. En effet, le quota de temps passé devant la télévision équivaut presque à celui passé devant l’ordinateur. L’adulte entre 18 et 35 ans consacre 13 heures par semaine à naviguer sur le Web, contre 13.3 heures sur les canaux diffusés. 

Ces statistiques prouvent un changement drastique en ce qui concerne les cotes d’écoutedepuis le début de l’ascension de la télévision. « En 1950, on disait que l’heure de la télévision avait remplacé l’heure du chapelet », a lancé Sophie Imbeault en ricanant.  

 La télévision a continué sa montée en popularité, alors qu’à peine 50 ans après son apparition, c’est-à-dire en 1980, des statistiques démontrent que l’écoute de la télévision était le loisir préféré de l’adulte québécois moyen. D’ailleurs, celui-ci y consacrait près de de 1200 heures par année.  

Durant sa présentation, l’autrice n’a pas manqué de mentionner les années les plus marquantes pour l’invention qui a maintenant plus de 70 ans. En passant par la première émission de Radio-Canada, les premières diffusions expérimentales et images vues par les téléspectateurs elle n’a pas hésité à glisser quelques anecdotes personnelles, ayant elle-même vu une partie de cette évolution. 

La conférence étant diffusée sur la page Facebook du musée, une vingtaine de personne y ont assisté en direct. Cela a permis aux téléspectateurs de poser des questions ou d’échanger sur le sujet. 

Dans la discussion instantanée sous la diffusion, les participants commentaient qu’ils se souviennent de ces années. « Quel beau retour dans le passé, de beaux souvenirs. Merci! » lancé une dame qui a écouté la diffusion en direct. 

« Ça me fait plaisir d’être avec vous ce soir, d’avoir un lien avec vous.  Ça fait longtemps que je n’ai pas pu venir dans ma région, et ça me fait plaisir de pouvoir partager ces souvenirs avec vous», a terminé Sophie Imbeault.

 

 

 

 

 

 

À propos de Teresa Fortier

Teresa Fortier
D’origine Suisse, née à Penticton, en Colombie-Britannique, et élevée en Beauce, Teresa Fortier est une passionnée de la vie. Elle a l’art de l’écriture près du cœur dès le premier coup de crayon. Ses intérêts pour l’art et la culture vont donc de pair avec son souhait de marier la pratique du journalisme à celle des arts. Elle a eu la chance durant l’été 2020 d’exercer son écoute et sa sensibilité particulière envers l’histoire de la population, lors d’une expérience de travail en tant que journaliste pour la télévision régionale de la Haute-Côte-Nord. Elle a également été animatrice pour l’émission RadiArt à la radio communautaire de Jonquière, CKAJ. Enfin, l’étudiante en Art et technologie des médias meuble ses temps libres avec son amour pour l’écologie, les balados historiques et politiques, et les 1000 plantes qui encombrent les murs de son appartement.

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