mercredi , 27 janvier 2021

En temps de pandémie: les Canadiens épargnent plus

Si l’économie se porte mal en ces temps de pandémie, l’épargne des ménages canadiens s’en sort plutôt bien. Au deuxième trimestre de 2020, le taux d’épargne des Canadiens est passé à 28,2 %, par rapport à 7,6 % au trimestre précédent et à 3,6 % au quatrième trimestre de 2019, selon les données de Statistique Canada.

« Dans la situation actuelle, les gens dépensent beaucoup moins et sont bien plus conscients de la précarité de leurs revenus, ce qui leur permet d’épargner », avance le conseiller en sécurité financière Jean-Michaël Boivin. Bien sûr, ce ne sont pas tous les ménages qui vivent mieux depuis le début de la pandémie, mais pour la majorité, la situation n’est pas critique.

L’aide gouvernementale versée aux Canadiens pendant la crise pandémique a fait augmenter de 10, 8 % le revenu disponible des ménages canadiens pendant le deuxième trimestre. À l’inverse, leurs dépenses ont diminué de 8,4 % pour les biens et de 16,7 % dans les services comme la restauration et les transports.

Deux scénarios

Selon l’économiste Gilles Bergeron, il est important de distinguer les deux groupes qui ont dû affronter la pandémie. « D’un côté, il y a les gens qui ont conservé leur emploi, ce qui leur a permis de faire de nombreuses heures supplémentaires en raison d’absence de collègues ou pour toute autre raison. Dans leur cas, les finances n’ont pas posé de problèmes, puisqu’ils ont eu un meilleur revenu qu’à l’habitude », mentionne-t-il. Cette augmentation de revenu vient également s’ajouter à une baisse de dépenses.

Quant au deuxième groupe, il est composé des gens qui ont perdu leur emploi et qui ont dû se tourner vers la Prestation canadienne d’urgence (PCU). Selon l’économiste, encore ici, deux classes sont observables, ceux qui avaient un faible revenu et qui a été augmenté grâce à la PCU et ceux ayant un revenu élevé qui ont dû vivre avec moins d’argent.

Les impacts économiques de la pandémie se font également ressentir chez les retraités. Pour certains qui travaillaient à temps partiel, les revenus ont augmenté dans le ménage avec l’aide gouvernementale et au contraire, ceux qui vivent grâce à leurs placements, les ont vus perdre en valeur rapidement.

Par ailleurs, bien qu’une hausse du nombre de faillites était attendue pour le mois de septembre, l’augmentation ne s’est pas encore fait ressentir près de deux mois plus tard. Voilà une raison de plus de voir du positif dans cette période, où les seules choses positives, sont les tests de dépistage.

À propos de Cédrick Boulianne

Cédrick Boulianne
Originaire de Dolbeau-Mistassini au Lac Saint-Jean, Cédrick Boulianne est un jeune homme de 21 ans passionné de sports. Il a complété son DEC en sciences de la nature au Cégep de Saint-Félicien dans le but de devenir kinésiologue. Cependant, il a remis son futur en question et devenir journaliste sportif s’est avéré son plus grand souhait. Bien que le sport soit sont «dada», son passé scientifique fait qu’il s’intéresse aussi à ce domaine, en plus d’avoir un petit côté culturel. Il l’a développé en étant comédien dans le film La Cicatrice de Jimmy Larouche à l’âge de 12 ans. Malheureusement, le jeune homme a dû prendre sa retraite de l’Union des artistes a un très jeune âge ne désirant pas continuer dans ce domaine. Très énergique, Cédrick est toujours prêt à vouloir faire des blagues pour faire rire les autres avec des jeux de mots qui ne sont pas si drôles que ça. Avec un bel esprit d’équipe, il aime travailler avec les gens pour apprendre de nouvelles choses à chaque jour.

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