jeudi , 23 septembre 2021

L’importance de la fratrie dans le vestiaire

Ça sent peut-être bien la sueur, mais un vestiaire résonne d’abord et avant tout de fous rires. Avec la pause des sports en temps de pandémie qui s’ajoute à une pression parentale de performer, l’importance de la fratrie prend tout son sens. Les athlètes ont besoin de chanter Dans l’shack à Hector avec leurs chums de gars après une victoire. 

Les sportifs vont souvent dire « une chance que j’ai mon équipe, je ne l’aurais pas fait tout seul. » Quand Sidney Crosby dit qu’il n’aurait pu mener les Penguins à la Coupe seul, ce n’est pas que pour bien paraître. L’esprit d’équipe et le sentiment de faire partie d’une famille ont un réel impact dans le développement sportif et personnel d’un athlète. 

Ainsi, la pause des sports en temps de pandémie devient un moment difficile pour ces sportifs qui comptent sur le soutien de leurs coéquipiers. Cet arrêt forcé amène une baisse de motivation universelle qui est tout à fait normale. Selon la psychologue sportive pour le Centre canadien pour la santé mentale des athlètes et professeure de psychologie du sport à l’Université de Sherbrooke, Dre Véronique Boudreault,  l’aspect social dans la pratique d’un sport est d’une grande importance. 

Photo : Anick Berger
Malgré la distanciation sociale, l’ambiance dans le vestiaire reste des plus importantes pour le moral.

 

Une équipe, une famille 

Les équipiers deviennent des amis, mais les liens qui unissent un groupe peuvent devenir si intenses qu’un sentiment de deuxième famille s’installe. C’est le cas de certaines équipes constamment sur la route. Vivant tous la même réalité, loin de leur famille, les coéquipiers deviennent une famille d’adoption. La situation actuelle empêche en quelque sorte ces athlètes de profiter de cette sociabilité. La motivation peut en souffrir et cela peut inciter certains d’entre eux à abandonner leur sport de manière prématurée. C’est sans parler de la pression que les parents peuvent déjà mettre sur les épaules de leur enfant. 

Le sujet n’est nouveau pour personne ; certains parents vont parfois pousser leur jeune à la réussite sportive de manière excessive. La psychologue sportive, Dre Boudreault, assure que les parents n’ont que de bonnes intentions. Ils ne veulent seulement pas que leur enfant passe à côté de belles opportunités. 

Toutefois, les valeurs véhiculées par la figure parentale se doivent d’être les bonnes. Isabelle Ethier, directrice du marketing de la Ligue de hockey midget AAA du Québec, fondatrice de Femme d’hockey et ‘’hockey aunt’’, croit qu’il est important pour un parent d’épauler son enfant, mais qu’il doit d’abord comprendre son rôle. Pour elle, le plaisir est de mise. 

Un athlète qui a un entourage sur lequel il peut compter ne peut que réussir. Avec des parents qui le soutiennent et des coéquipiers qui sont encore plus que des amis, un amoureux de sports ne peut qu’encore plus s’investir. L’arrêt des activités sportives devient moins morose lorsque l’athlète se trouve entouré de parents bienveillants et qu’il sait qu’il retrouvera ses complices dans le vestiaire pour festoyer sur de la musique québécoise après la victoire. 

 

À propos de Anick Berger

Anick Berger
Anick Berger est une apprentie-journaliste de 20 ans qui semble bien plus jeune que son âge. Toutefois, de son petit corps ressort de fortes ambitions. Partie du tout petit village de Saint-Eugène-de-Ladrière dans le Bas-Saint-Laurent, la jeune femme étudie au Cégep de Jonquière en cultivant l’espoir d’un jour faire dire à ses parents : « Regarde c’est ma fille ça! » Passionnée de hockey depuis les premiers tournois de son père auxquels elle a pu assister, elle vient à Jonquière avec l’intention de devenir journaliste sportive. Alors que couvrir la Ligue de hockey junior majeur du Québec à la télévision pour une chaîne de sport demeure son rêve le plus fou, elle garde l’esprit ouvert, car elle adore en apprendre toujours plus sur l’actualité et tout ce qui s’y rattache. Directrice des communications, journaliste et gestionnaire des médias sociaux pour les Élites de Jonquière ainsi que pigiste à la couverture des Saguenéens de Chicoutimi pour le Journal de Québec, elle poursuit son rêve sourire aux lèvres, blague sur le bout de la langue et détermination dans les yeux.

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