Entreprise Sublimart : une expertise reconnue à travers la province

Le propriétaire de Sublimart, Réal Vachon, aux côtés de l’imprimante qui effectue la sublimation. Photo : Coralie Laplante

Les panneaux informatifs rigides font partie du passé pour plusieurs musées au Québec. Ce sont désormais des tissus imprimés, tendus sur des structures métalliques, qui renseignent les visiteurs sur les différentes expositions. C’est une entreprise de Saint-Ambroise, Sublimart, qui produit ces installations novatrices.

Le directeur général de Sublimart, Réal Vachon, reçoit des demandes d’institutions situées dans l’ensemble du Canada, dont le Musée de la civilisation et des musées à Ottawa. Au moment de l’entrevue, il venait d’ailleurs d’obtenir un contrat pour le Centre d’histoire Sir-William-Price à Arvida.

La plus récente exposition du Musée du Fjord comporte uniquement des modules d’informations constitués de tissus imprimés produits par l’entreprise saguenéenne. La responsable des communications et du marketing du Musée, Lily Gilot, qualifie les installations de légères et de faciles à monter. Elle indique aussi que le tissu peut s’adapter à toutes les formes de structure.

Une structure réalisée par Sublimart pour le Musée du Fjord. Photo : Coralie Laplante

La confection de ces installations de tissu nécessite une technique d’impression particulière : la sublimation. Réal Vachon explique que c’est lorsque l’encre atteint une température de 208 °C qu’elle se transforme à l’état gazeux, et que le processus de sublimation s’enclenche. « L’encre se transforme en gouttelettes qui vont rentrer à l’intérieur de la fibre du tissu. Donc, même si tu étires le tissu, tu verras toujours de la couleur », précise-t-il.

Au Québec, deux compagnies seulement utilisent la sublimation, dont Sublimart. Les vastes entrepôts de l’entreprise de Saint-Ambroise renferment des imprimantes de plusieurs mètres de largeur, qui permettent de réaliser cette technologie aux multiples bénéfices. Le directeur de l’entreprise précise que la sublimation requiert des encres écologiques à base d’eau dépourvues d’odeur, et qu’elle produit des couleurs plus vibrantes que l’impression traditionnelle.

Une fois les tissus imprimés, ils sont découpés à l’aide de cet appareil qui utilise un laser. Photo : Coralie Laplante

Des produits variés

En plus de travailler pour des musées, Sublimart réalise des kiosques d’exposition, des panneaux rétroéclairés et des bannières d’affichage pour des entreprises, à l’aide de tissus imprimés.

L’entreprise agit en tant que grossiste et collabore avec 300 revendeurs au Canada. Sublimart dessert des compagnies telles que Apple, Samsung, Ford et Molson. Elle peut aussi compter parmi ses clients des écoles ainsi que des organisations qui œuvrent dans l’événementiel, comme le festival REGARD.

Les touches finales des différentes pièces sont réalisées dans l’atelier de couture de Sublimart.
Photo : Coralie Laplante

COVID-19 et résilience

La pandémie COVID-19 a considérablement réduit les activités de l’entreprise qui a vu son chiffre d’affaires diminuer. Réal Vachon affirme que sa compagnie a cependant produit 22 000 blouses destinées aux ambulanciers, en plus de 100 000 masques, depuis le début de la propagation du virus.

M. Vachon souhaite développer davantage la vente en ligne chez Sublimart. Il espère également que la tenue de différents événements reprendra sous peu, afin que le nombre de contrats attribué à l’entreprise revienne à la normale.

 

À propos de Coralie Laplante

Coralie Laplante
Féministe assumée originaire de Montréal, Coralie se passionne pour les arts sous toutes leurs formes. Considérant que la beauté se trouve dans la différence, la jeune passionnée des mots s’intéresse à tout créateur déviant des conventions et des chemins préétablis. Cinéma, littérature, musique, mode ou arts visuels, tout alimente l’esprit (légèrement) agité de Coralie. Le reste de l’attention de Coralie se porte sur ses rencontres, et son désir de dénoncer les inégalités, comme d’en apprendre plus sur toutes les causes sociales. S’impliquant depuis deux ans en tant que journaliste et directrice dans le magazine web La Cerise, elle croit essentiel de faire partie intégrante de son milieu de vie. Participer au Forum étudiant et à l’organisation du festival De l’Âme à l’Écran fait aussi partie de ses activités. Décrite comme un Cube Rubik emmêlé par ses colocs, Coralie espère frayer son chemin au travers de ses propos à l’aide de ses couleurs et de nombreuses tasses de café.

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