La nature surmenée

Lors d’activités plein air, les amateurs doivent rester dans les sentiers balisés pour concentrer les dommages au même endroit. Crédit photo: Philippe Chabot

L’engouement pour le plein air et la motoneige fait découvrir, cet hiver plus que jamais, les magnifiques recoins naturels du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Par contre, cette popularité a des impacts néfastes sur l’environnement qui ne sont pas à négliger.

Ce n’est pas la mince couche de neige qui arrête les motoneigistes d’aller s’amuser dans les champs. Le directeur de l’Union des producteurs agricoles du Lac-Saint-Jean-Est, Gérard Mathieu, affirme que cette année, il y a plus de motoneigistes qui passent à côté des sentiers destinés aux véhicules de loisir.

Les agriculteurs remarquent, lorsque l’été arrive, l’endroit où les sentiers de motoneige passent sur leur terre : les récoltes sont détruites. Par contre, les producteurs permettent un passage toujours au même endroit. Cependant, il y en a qui sortent des sentiers et causent d’importants dommages.

« Quand les motoneiges passent occasionnellement un peu partout, il va y avoir des plants de tués. On pense que les plantes meurent l’hiver, mais non, elles dorment. Les personnes en motoneige causent donc des dommages sans s’en rendre compte », mentionne M. Mathieu.

Une solution à ce problème pourrait être l’éducation sur les ravages qui sont causés aux récoltes lorsque les amateurs de motoneige ne respectent pas le balisage des sentiers.

« Un producteur qui se ramasse avec une plantation complètement détruite, il va peut-être interdire que le sentier de motoneige passe sur son terrain. C’est à cause du 1 % des motoneigistes désobéissants que les pistes pourraient devoir passer ailleurs », ajoute Gérard Mathieu.

Randonnée 

La motoneige n’est pas le seul loisir hivernal qui cause des dégâts à l’environnement.  En effet, la randonnée pédestre a également des impacts négatifs sur la nature.

Le nombre de personnes qui se promènent dans les sentiers a augmenté considérablement dans la dernière année. Le sol se compacte donc beaucoup plus, ce qui a pour effet de le rendre imperméable. L’eau risque de ne plus être absorbée par la terre.

« L’eau va éroder le sol. C’est à ce moment-là que l’on va voir des racines mise à nu et des tapis de lichen brisés. Dans le fond, il n’y aura aucune végétation qui va pousser aux alentours des pistes », avance la chargée de projet en aménagement chez Eurêko!, Julie Bolduc.

Une solution envisageable serait d’installer des trottoirs de bois pour éviter de briser le sol et de respecter la capacité de support de celui-ci.

À propos de Philippe Chabot

Philippe Chabot
Philippe Chabot a décidé de quitter la ville de Lévis pour se rendre à Jonquière où il poursuit ce qui lui a toujours plu, la communication. Il voit le journalisme comme un métier où il peut vivre de ses passions. Les voyages sont pour lui, une belle opportunité pour connaitre de nouvelles cultures et de nouvelles langues. Maintenant retraité du sport compétitif, il adore faire son sportif de salon et regarder le basketball à la télévision. Le sourire aux lèvres, il aime parler et en apprendre plus sur le monde qu’il côtoie. Au travers de ses histoires rocambolesques et de ses petites blagues, il partage sa joie de vivre aux autres. Dans le futur, toutefois incertain, il se voit dans une carrière internationale afin de pouvoir contribuer activement à l’amélioration de ce monde de fou dans lequel on vit.

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