Le ski de montagne fait fureur

 

Le ski de montagne se pratique dans des endroits naturels vierges. Photo : Mathilde Mercier

Les grands espaces naturels et les montagnes escarpées du Bas-Saguenay font rêver les amateurs de ski de montagne. Ce sport qui, d’année en année, gagnait en popularité a atteint, cet hiver, un sommet jusqu’alors impensable.

« Avec la COVID, certaines personnes se sauvent des stations de ski achalandées pour aller profiter des endroits naturels qu’offre le ski de montagne », témoigne le président et guide de Ski Saguenay, Philippe Pichon.

Un avis partagé par le directeur du ski de montagne de la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Maxime Bolduc qui a mentionné dans une entrevue accordée à la journaliste de Radio-Canada, Catherine Paradis, qu’il y avait une hausse de 177 % d’adeptes cette année.

Le ski de montagne est un dérivé du ski alpin et du ski de fond. À l’aide d’une peau de phoque synthétique amovible placée sous le ski, ainsi que d’une fixation débrayable qui permet au talon de se détacher pour la montée, les skieurs se dirigent vers le sommet des montagnes. Une fois rendus en haut, ils enlèvent les peaux et clippent le talon pour dévaler les pentes dans un environnement non développé.

DIFFÉRENTS TERMES DE SKI DE MONTAGNE  
LE SKIMO Les skieurs se concentrent beaucoup plus sur la montée. L’équipement est plus léger.
LE SKI HORS-PISTE ET HAUTE ROUTE Les skieurs vont dans des stations de ski alpin ou des stations dédiées à la pratique du ski de montagne.
LE SKI D’ARRIÈRE-PAYS Les skieurs explorent des montagnes qui ne sont pas développées pour être skiables.

Ce sport attire les adeptes d’activités physiques cardiovasculaires, de plein air et d’émotions fortes. C’est notamment le cas de Louis-Philippe Côté et Mathilde Mercier, qui ont décidé de s’acheter un équipement, cet hiver, sans jamais en avoir fait de leur vie. Une décision qu’ils n’ont pas regrettée, car ils sont tombés amoureux du ski de montagne.

« J’aime le fait que lorsque l’on monte la montagne, on est essoufflé parce qu’on a travaillé fort. Alors quand c’est le temps de la descente, tu l’apprécies encore plus », raconte Mathilde Mercier.

De son côté, Louis-Philippe Côté aime beaucoup plus le côté technique du sport, particulièrement lorsqu’il y a certains risques en jeu. Par exemple, lorsque la pente devient très inclinée, il faut avoir la bonne technique pour ne pas partir par en arrière.

Le Bas-Saguenay est un endroit propice pour attirer ces amateurs de ski de montagne. Deux stations y sont déjà implantées, soient celles du Mont Edouard et de Ski Saguenay.

« On est chanceux dans notre région, on a habituellement beaucoup de neige. Il y a aussi de belles montagnes allant jusqu’à 800 mètres d’altitude. C’est un terrain de jeux à découvrir », affirme le directeur du secteur haute route au Mont Edouard, Antoine Provost.

À propos de Philippe Chabot

Philippe Chabot
Philippe Chabot a décidé de quitter la ville de Lévis pour se rendre à Jonquière où il poursuit ce qui lui a toujours plu, la communication. Il voit le journalisme comme un métier où il peut vivre de ses passions. Les voyages sont pour lui, une belle opportunité pour connaitre de nouvelles cultures et de nouvelles langues. Maintenant retraité du sport compétitif, il adore faire son sportif de salon et regarder le basketball à la télévision. Le sourire aux lèvres, il aime parler et en apprendre plus sur le monde qu’il côtoie. Au travers de ses histoires rocambolesques et de ses petites blagues, il partage sa joie de vivre aux autres. Dans le futur, toutefois incertain, il se voit dans une carrière internationale afin de pouvoir contribuer activement à l’amélioration de ce monde de fou dans lequel on vit.

À voir aussi

Salon de quilles

Les quilleurs pressés de retrouver leurs habitudes

Fermés depuis près d’un an et demi, à l’exception de six petites semaines à l’automne, les …