dimanche , 5 décembre 2021

COVID-19: l’Hôpital de Chicoutimi  le plus touché au Québec

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard, n’est pas surprise de constater que les hôpitaux de la région font piètre figure en se classant parmi les dix milieux hospitaliers qui ont accueilli les pires éclosions de COVID-19 lors de la deuxième vague de la pandémie. Elle se dit tout de même triste de la situation qui, selon elle, aurait pu être évitée. 

Julie Bouchard, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Mme Bouchard réagissait à un article du Journal de Québec paru mercredi matin. Ce dernier citait un document émis par le ministère de la Santé et des Services sociaux selon lequel l’Hôpital de Chicoutimi a été le plus touché de la province alors que 17 % de son personnel a contracté le virus. Ce sont 618 cas de COVID-19 qui ont été déclarés dans cet hôpital entre le 13 octobre 2020 et le 18 janvier 2021, et de ce nombre, 502 cas ont touché des travailleurs. 

 Les hôpitaux d’Alma et de Jonquière, quant à eux, figurent en troisième et neuvième place dans cette liste regroupant les pires éclosions en milieu hospitalier avec 176 et 66 cas. 

« Je ne suis pas surprise, mais triste de voir ça. On ne nous a pas écoutés sur le terrain.  Si on nous avait fourni du personnel supplémentaire, je crois que tout ça aurait pu être évité », déplore Julie Bouchard. 

Elle croit également que le recrutement dans les autres régions du Québec aurait pu se faire plus rapidement et que des militaires auraient pu venir prêter main-forte au personnel médical comme ça s’est fait dans les grands centres lors de la première vague. « Tout ça aurait créé un mouvement de solidarité pour montrer que notre région est aussi importante que les grandes villes et qu’on avait droit nous aussi à ce genre de mesures alors qu’on était au bord de la catastrophe », explique-t-elle. 

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a refusé de commenter ces chiffres dévoilés par le ministère de la Santé et des Services sociaux. 

À propos de Ophélie Bonenfant

Ophélie Bonenfant, originaire de la région de Lanaudière, est habitée par un besoin incessant de tout savoir et de tout faire comprendre aux autres. Adepte de l’information à temps plein et passionnée par la complexité de la langue française, elle s’est frayé un chemin jusqu’au Cégep de Jonquière en ATM où elle complète actuellement ses études en journalisme. Très près de ses émotions, Ophélie est une jeune femme authentique et déterminée qui ne fait jamais les choses à moitié et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si elle aspire à un avenir en tant que journaliste judiciaire, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle chérit l’idée que ce qui se passe dans l’ombre doit être révélé pour veiller aux intérêts de la société.

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