dimanche , 5 décembre 2021

École secondaire Kénogami : les bulles-classes forcent des élèves à quitter le PEI

Des étudiants du secondaire inscrits au Programme d’éducation intermédiaire (PEI) à l’école secondaire Kénogami ont dû quitter leur programme parce qu’ils ne voulaient pas suivre les cours de chimie et de physique qui leur étaient imposés à cause des bulles-classes. 

À Saguenay, seulement deux institutions secondaires offrent le Programme d’éducation intermédiaire : l’école secondaire Kénogami et l’école secondaire Charles-Gravel. Photo Ophélie   Bonenfant

 

Chloé Bouchard est l’une de ceux qui ont quitté le programme parce que les cours de chimie et de physique représentaient une charge de travail trop lourde. Chloé n’avait jamais envisagé de choisir ces cours mais, voilà qu’avec la pandémie, le choix s’est imposé à elle. 

Celle qui était à une année scolaire d’obtenir son diplôme du PEI a donc débuté l’année avec des cours de chimie et de physique à son horaire bien malgré elle. Mais c’est au moment où ses cours sont devenus en ligne que c’en était trop. « Je trouvais ça déjà difficile, mais avec les cours en ligne, c’était encore pire », raconte-t-elle. 

Elle a donc pris la décision de contacter son directeur et de quitter le programme. L’étudiante n’est pas la seule à avoir pris cette décision. « Jusqu’à maintenant, je crois que nous sommes quatre à avoir quitté le PEI pendant l’année scolaire, et ça, c’est sans compter ceux qui l’avaient quitté avant la rentrée », explique-t-elle. 

Alexandra Fortifait également partie de ceux qui ont quitté le programme. Si, contrairement à Chloé, elle envisageait prendre les cours de chimie et de physique, la formule en ligne l’a fait reculer. « Jme suis rendu compte que ce serait un défi encore plus gros qu’en temps normal de faire ces cours derrière un ordinateur. S’il y avait eu l’option de seulement quitter les cours de chimie et de physique, je crois que je serais restée au PEI », s’exprime-t-elle.  

Les deux étudiantes estiment que plus de la moitié des élèves qui sont toujours dans le programme n’obtiendront pas leur diplôme du PEI à la fin de l’année scolaire. La raison est simple : l’école aurait proposé aux élèves d’abandonner leur travail final qui est obligatoire pour obtenir son attestation du PEI et plus de 50 % des étudiants auraient adhéré à cette proposition. 

Si autant d’étudiants ont abandonné leur projet final, elles croient que la charge de travail additionnelle des cours de chimie et de physique y est pour quelque chose. 

Selon Chloé Bouchard, il aurait été possible d’offrir d’autres choix de cours aux élèves du PEI. « Je pense que ce n’était pas nécessaire d’imposer les cours de chimie et de physique à tout le monde. En ce moment, au régulier, il y a plusieurs options de cours pour une même classe. Pendant les cours optionnels, la classe se divise en deux », explique-t-elle. 

Le Centre de services scolaire De La Jonquière a décliné notre demande d’entrevue. Ils ont toutefois tenu à souligner que les parcours scolaires pouvaient être plus restreints qu’au courant des années précédentes en raison des directives de la santé publique et du ministère de l’Éducation.  

 

À propos de Ophélie Bonenfant

Ophélie Bonenfant, originaire de la région de Lanaudière, est habitée par un besoin incessant de tout savoir et de tout faire comprendre aux autres. Adepte de l’information à temps plein et passionnée par la complexité de la langue française, elle s’est frayé un chemin jusqu’au Cégep de Jonquière en ATM où elle complète actuellement ses études en journalisme. Très près de ses émotions, Ophélie est une jeune femme authentique et déterminée qui ne fait jamais les choses à moitié et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si elle aspire à un avenir en tant que journaliste judiciaire, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle chérit l’idée que ce qui se passe dans l’ombre doit être révélé pour veiller aux intérêts de la société.

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