dimanche , 5 décembre 2021

Faisons partie de la solution

Il est impératif d’inclure des cours sur l’histoire des autochtones dans le cursus scolaire. Photo: Philippe Chabot

(COMMENTAIRE) Francophones, arrêtons de faire des Lords Durham de nous-mêmes. Pendant des siècles nous nous sommes battus pour préserver notre cher français, il est temps d’en faire de même pour aider la protection des langues autochtones.

C’est vraiment la moindre des choses que l’on peut faire. N’oublions jamais ce que nous leur avons fait vivre : nous les avons chassés de leurs terres pour ensuite les placer dans des réserves… On a kidnappé leurs enfants pour les éduquer dans des pensionnats afin de les assimiler. Nous avons été de réels tyrans.

Il est l’heure qu’on se réveille un peu! On doit les aider à protéger leur culture et les langues si riches d’histoire et d’amour. La langue est bien plus qu’une simple méthode de communication, c’est une identité.

Ma collègue Coralie Laplante a communiqué, pour son article, avec la coordonnatrice des langues, des cultures et de l’éducation au Centre d’amitié autochtone du Saguenay, Kate Bacon. Elle lui a témoigné une bien triste histoire, soit que sa fille ne veut plus du tout parler l’ilnu, leur langue maternelle, elle a peur que celle-ci commence à avoir honte de ses racines. C’est effrayant !

Le système d’éducation doit absolument enseigner l’importance de préserver sa langue maternelle ou même offrir des ateliers ou activités en ilnu, par exemple, pour que ces jeunes puissent communiquer et pratiquer avec d’autres personnes dans leur langue.

Nous, Québécois francophones, devons aussi engager des discussions avec les différentes communautés autochtones. Elles pourraient même nous offrir des formations sur leurs coutumes et traditions pour que l’on puisse être mieux éduqué. Ces échanges pourraient permettre une meilleure réconciliation entre nos deux peuples. Comme mentionné encore une fois dans le texte de Coralie, apprendre la langue et l’histoire des Premières Nations est le meilleur moyen pour avoir la chance d’accéder à leur savoir.  On doit, par la suite, en tant que francophone, s’ouvrir l’esprit à d’autres cultures avec qui on partage notre magnifique Québec.

À propos de Philippe Chabot

Philippe Chabot a décidé de quitter la ville de Lévis pour se rendre à Jonquière où il poursuit ce qui lui a toujours plu, la communication. Il voit le journalisme comme un métier où il peut vivre de ses passions. Les voyages sont pour lui, une belle opportunité pour connaitre de nouvelles cultures et de nouvelles langues. Maintenant retraité du sport compétitif, il adore faire son sportif de salon et regarder le basketball à la télévision. Le sourire aux lèvres, il aime parler et en apprendre plus sur le monde qu’il côtoie. Au travers de ses histoires rocambolesques et de ses petites blagues, il partage sa joie de vivre aux autres. Dans le futur, toutefois incertain, il se voit dans une carrière internationale afin de pouvoir contribuer activement à l’amélioration de ce monde de fou dans lequel on vit.

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