Les partis municipaux en difficulté

Le parti de la mairesse sortante compte cinq candidats incluant la mairie. (Photo de Marius Fagot)

Aux dernières élections municipales de Saguenay qui ont eu lieu en 2017, ils étaient 15 candidats à se présenter pour l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) et 14 pour le parti des citoyens de Saguenay (PCS). En 2021, c’est trois fois moins pour l’ERD et pour Unissons Saguenay, ce sont quatre candidats incluant la mairie.

« Saguenay est un cas à part », affirme le politologue Pierre Turcotte, pour expliquer cette différence marquante entre 2017 et 2021. Il rappelle que la ville de plus de 100 000 habitants a longtemps été du côté des indépendants. « Elle a vécu un passé qui était en faveur des conseillers indépendants pendant une grande partie des mandats de l’ancien maire de Saguenay, Jean Tremblay », argumente-t-il.

Le président de l’ERD, André Brassard-Aubin, confirme que le recrutement est difficile. « C’est sûr qu’on aurait aimé avoir un candidat par district […] mais on a demandé à plusieurs personnes et c’est difficile de concilier vie de travail et vie politique pour beaucoup, malgré leur avis favorable », souligne-t-il. De plus, de nombreuses attaques dirigées envers les conseillers et personnalités politiques sont lancées depuis les réseaux sociaux. « Ces attaques font peur aux candidats, c’est difficile à supporter », commente le président du parti.

Malgré le peu d’enthousiasme pour les partis politiques, « ce n’est pas la fin des partis », assure Pierre Turcotte. Selon lui, les candidats indépendants ne le sont pas forcément, car « il y a toujours besoin de faire barrage à un projet, donc il cherche des alliés surtout dans les trois arrondissements qui sont comme des partis à eux seuls. »

D’autre part, le programme d’un parti est un avantage reconnaît le politologue « ça permet aux élus de mieux connaître ce dont les citoyens ont besoin et dans tous les domaines. En revanche, avoir un programme, c’est aussi ce qui déplaît puisque ça limite l’indépendance dans les sujets », conclut Pierre Turcotte.

À propos de Marius Fagot

Marius Fagot
Marius Fagot vient d’un petit village de France situé à côté de Reims. Dernier enfant d’une fratrie de quatre, il est parti de chez lui à 17 ans, plein d’ambition, pour rejoindre le froid nordique. Marius est né curieux, intéressé et n’a jamais cessé de poser des questions à toutes personnes qu’il croisait, il est passionné de politique internationale, d’économie, mais aussi de sujets plus précis comme la lecture, l’horlogerie ou le sport électronique. Cet apprenti journaliste souhaite s’instruire tous les jours tout en partageant les informations qu’il a obtenues puisqu’il pense, tout comme Léon Tolstoï, que « la vérité doit s’imposer sans violence ». C’est dans cette quête de vérité et de partage que Marius a choisi le journalisme et que toute sa vie s’est tournée vers ce métier qui le passionne tant, notamment en travaillant pendant trois ans en tant qu’animateur radio lorsqu’il était en France puis désormais en Art et technologie des médias (ATM) au Cégep de Jonquière.

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