Passeport vaccinal : l’impact se fait sentir

Le passeport vaccinal est obligatoire pour entrer dans les salles de sport québécoises depuis le 1er septembre. (Photo : Justin Escalier)

 

Entré en vigueur il y a un peu plus d’un mois dans les salles de sport, le passeport vaccinal a bouleversé l’accessibilité de certains lieux publics. Si les clients semblent majoritairement pour, le bilan est plus nuancé chez les exploitants de gymnases.

Quelques sportifs soulèvent de la fonte ou s’échinent sur des tapis de course mais ils sont peu nombreux au complexe Fitness Santé de Jonquière, même pour un vendredi matin. Masque sur le visage au moindre déplacement, un flacon de désinfectant à portée de main pour nettoyer les machines après utilisation, les clients appliquent le lourd protocole sanitaire à la lettre, sans oublier l’imposition du passeport vaccinal depuis le 1er septembre. Tous comprennent la nécessité d’une telle mesure.

« Si on veut se donner un coup de main tous ensemble, la vaccination va nous aider à passer au travers », avant de rajouter que « c’est un mal nécessaire ». Pour Nadia Julien, elle aussi cliente de la salle, « c’est normal qu’on nous l’impose car même si on respecte les autres règles, il n’y a pas de risque zéro ».

« J’ai perdu 15% de ma clientèle »

Pour le propriétaire de la salle jonquièroise Christian Saint-Gelais, le bilan est plus nuancé. Même si lui aussi comprend et approuve une telle mesure, il en a payé le prix fort et déplore «[avoir] perdu 15% de [sa] clientèle », soit environ la proportion de personnes non vaccinées dans la population québécoise.

Une tournée de plusieurs gyms de la région a permis d’établir que la fréquentation des salles de sport a baissé d’environ 10% en moyenne depuis le 1er septembre. La mise en place du passeport vaccinal a aussi demandé une toute nouvelle organisation. « On a eu seulement deux semaines pour tout mettre en place, et les papiers sont arrivés la veille », se souvient M. Saint-Gelais, qui note toutefois que « tout s’est bien déroulé » et qu’il n’y a pas eu d’accrocs majeurs.

Dans son club, les usagers n’ont besoin de scanner leur code qu’une fois, celui-ci étant ensuite relié à leur carte d’accès à la salle. Malgré les difficultés, M. Saint-Gelais constate que des clients qui refusaient de se faire vacciner commencent à changer d’avis et reviennent dans son gymnase, un mouvement qu’il espère voir s’accentuer dans les prochaines semaines.

À propos de Justin Escalier

Justin Escalier
Fraichement débarqué depuis le Sud-Ouest de la France, Justin est venu satisfaire sa soif de nouvelles expériences en s’installant au Saguenay. Curieux et avide de découvertes, il cherche avant tout à faire de nouvelles rencontres et à apprivoiser une nouvelle culture. Il n'a donc pas hésité une seconde et a saisi l'opportunité de venir s'installer à 6000 km de chez lui. Si sa volonté de devenir journaliste est venue tardivement, Justin a toujours été fasciné par les métiers de l’écriture, au point de rêver de devenir écrivain depuis sa plus tendre enfance. Biberonné aux journaux satiriques, il s'est lancé dans le journalisme sur le tard en intégrant une formation universitaire technologique à Vichy, après un début de parcours universitaire cahoteux. Il avait alors un objectif en tête : publier ses articles dans l'un des hebdomadaires les plus connus de France, le Canard Enchainé. Ni le froid, ni la charge de travail, ni les difficultés ne font peur à ce passionné de politique et de littérature, qui a fourbi ses armes au sein de la radio Totem, une station diffusée dans la moitié sud de la France. Cette expérience lui a permis de découvrir les coulisses d'un média local. Ne sachant pas de quoi demain sera fait, il reste ouvert à toutes les opportunités qui se présenteront à lui.

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