Prévention des surdoses: le site en voie de devenir permanent

Trois mois se sont écoulés depuis l’ouverture du tout premier Centre de prévention des surdoses au Saguenay-Lac-Saint-Jean.  Situé à Chicoutimi dans les locaux du Service de travail de rue, au centre-ville, son statut temporaire pourrait changer d’ici septembre 2022, car le CIUSSS et le Service de travail de rue de Chicoutimi travaillent d’arrache-pied pour obtenir un permis fédéral et rendre le site permanent.

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Trois postes sont disponibles pour les consommateurs. Du matériel stérile est fourni et ils sont assistés par les intervenants. Photo: Noémie Lacoste

« Notre site permanent va être différent selon notre expérience avec le site temporaire.  Présentement, on collige toutes les informations nécessaires pour montrer au gouvernement que notre site est non seulement pertinent, mais qu’il répond à un besoin », avance la Dre Catherine Habel, médecin spécialiste en santé publique au CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

Bien qu’il n’y ait pas de statistiques officielles, le centre étant trop récent, la travailleuse de rue Roxanne Gervais confirme que la fréquentation du point de service varie beaucoup à cause de facteurs comme la température, la situation personnelle des consommateurs et leurs besoins.   Elle estime qu’au total, une centaine de personnes l’ont utilisé ou visité.  Entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021, 1737 bandelettes de détection de fentanyl, 96 200 seringues et 5557 pipes à crack ont été distribuées par le Service de travail de rue. 

« Notre but est de les accompagner dans leur consommation pour que cela soit sécuritaire, leur donner de l’information et de s’assurer qu’avant de partir, ils ne sont pas en risque de surdose.  C’est un service temporaire et ponctuel, il n’y a pas d’horaire précis », rappelle-t-elle.  L’endroit reste ouvert sept jours sur sept.

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Seuls des travailleurs de rue peuvent servir d’assistance aux visiteurs. Crédit photo: Noémie Lacoste

Au sens de la loi, jouir d’un statut fédéral, donc permanent, signifie être un centre d’injection supervisée, obtenir un plus gros budget ainsi qu’avoir du personnel médical.  Obtenir une autorisation fédérale peut prendre plusieurs mois, donc la demande de permanence est déjà en processus d’être complétée. Mme Habel ajoute que la confiance avec les consommateurs prend du temps à bâtir et qu’il est important qu’il n’y ait pas de moment sans site, dans le cas où le permis fédéral ne serait pas obtenu avant la fin du permis provincial, en septembre 2022. 

 

 

À propos de Noémie Lacoste

Noémie Lacoste
De nature passionnée, Noémie Lacoste est une jeune femme qui a du cœur au ventre. Alors que le sud de la métropole québécoise lui semble être le mauvais endroit pour concrétiser son rêve de devenir une remarquable communicatrice, elle s’installe dans la l’arrondissement de Jonquière à l’âge de 17 ans pour étudier en journalisme. Fonceuse, Noémie se lance la tête baissée non seulement dans ses études, mais également dans divers projets ayant un lien avec son amour inconditionnel pour la culture. La Châteauguoise d’origine est en effet cocoordonatrice du festival De l’Âme à l’Écran de l’année 2022, en plus d’être intervieweuse pour l’Autre Côté de la Cour, comité servant à promouvoir la salle de spectacle Côté-Cour et des artistes émergents. La mordue de rencontres et d’expériences qui font sortir de la zone de confort s’est fait la promesse d’œuvrer plus tard pour la culture et l’art. Décrite comme éparpillée et ardente, Noémie se voit mener une vie occupée, mais surtout heureuse.

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