dimanche , 5 décembre 2021

Hockey Québec s’est tiré dans le pied

En 2016-2017, Hockey Québec a décidé qu’il était temps de remodeler la structure du hockey dans la province pour la rendre meilleure. Malheureusement pour la fédération, l’effet contraire s’est produit.  

L’ancien président de Hockey Québec, Paul Ménard, avait pris la décision de changer complètement le paysage du hockey dans la Belle Province pour qu’il ressemble à celui de l’Ontario. Le tout, afin de pouvoir rivaliser avec la province qui produit le plus de joueurs dans la LNH.  

Les modifications ont eu l’effet d’un boomerang. Hockey Québec a décidé de retirer la catégorie CC de l’atome, du peewee, du bantam et du midget, enlevant ainsi une catégorie de niveau compétition pour les jeunes. La fédération a rajouté la catégorie AAA relève dans le peewee et le bantam pour combler la perte du CC et a ajouté le AA dans l’atome pour la même raison. Le problème est que le AAA relève est pour les joueurs de première année seulement, donc plusieurs hockeyeurs de deuxième année n’ont plus accès à un niveau de compétition élevé. Ils se tournent alors vers le scolaire. 

Voici ce que les changements ont causé à Hockey Québec : en 2015-2016, dernière année avant les changements, Hockey Québec comptait 660 équipes de niveau compétition (peewee CC à midget AAA) et le RSEQ ne comptait que 73 équipes dans son système. Cette année, cinq ans après les changements apportés par M. Ménard, voilà que Hockey Québec se retrouve avec seulement 391 équipes de niveau compétition et que le RSEQ compte plus de cinq fois ce qu’il avait en 2015-2016. Le réseau scolaire 398 équipes qui sont éparpillées dans 12 catégories différentes, soit 10 de plus qu’il y a cinq ans.  

Pour l’instant, on ne connait pas les effets à long terme sur la structure du hockey au Québec, mais à court terme Hockey Québec s’est tiré dans le pied en perdant plusieurs joueurs pour le réseau scolaire. 

À propos de Nicolas Gaudet

Toujours prêt à faire rire son entourage, Nicolas est capable de trouver son sérieux lorsqu’il le faut. Grand amateur de sports, il écrit pour le site Alleyoop360 depuis maintenant deux ans et sa passion pour le basketball ne cesse de grandir grâce à cette expérience. Nicolas est tombé en amour avec le journalisme lorsqu’il était très jeune vu qu’il lisait la catégorie des sports dans La Presse et il écoutait avec enthousiasme le bulletin Sport30, à tous les matins avec son bol de céréales. Sportif depuis l’âge de six ans, il a mis fin à sa carrière de hockeyeur à l’âge de 19 ans pour poursuivre son rêve de devenir journaliste. Nicolas a quitté sa belle ville natale, Laval, pour prendre la direction de Jonquière. Reconnu pour être le clown de la classe, Nicolas apporte de la vie partout où il passe. Il cherche à agrandir ses connaissances à chaque jour en lisant le journal et en effectuant des recherches sur des sujets qui le passionnent comme la politique, le sport et l’univers de Marvel. Il a grandi auprès d’un père très geek qui lui a fait découvrir le monde merveilleux créé par Stan Lee. À Jonquière, il découvre plein de belles personnes comme ses colocs Marc-André Fortin, Jérémie Lussier et William Thériault avec qui il partage la même passion le journalisme.

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