mercredi , 1 décembre 2021

Cinéaste saguenéen : Alexandre Mullen, « l’homme à tout faire »

Bien qu’il ait été gêné à ses débuts de l’avouer, l’artiste n’a pas fait son parcours collégial en ATM. Percevant désormais son Bac en arts comme une fierté, ses aptitudes artistiques auront contribué à la création ses propres décors et costumes. (Photo : Mély-Anne Dupuis)

« Mon titre de poste? Scénariste, réalisateur, monteur…hum! Je suis au Saguenay, donc c’est probablement “homme à tout faire”! », indique d’emblée Alexandre Mullen dont le film Rémanente a été présenté au Festival du Film d’Orlando du 28 octobre au 4 novembre.

Appuyé par La Bande Sonimage et Formation TIMI, le récipiendaire des deux bourses récolte finalement le fruit de ses efforts après un travail échelonné sur trois ans.

Bien que le festival se soit déroulé de manière virtuelle, le cinéaste saguenéen précise que la sélection de son film est plus que gratifiant pour lui. « C’est vraiment motivant de recevoir ça, c’est un gage de confiance. Ça prouve qu’ils croient en moi, en mon projet », fait-il valoir.

Même s’il n’a toujours pas remarqué d’évolution à son réseautage après son passage au festival floridien, il croit que ce n’est que le début d’un long parcours pour son film.

Mullen à travers ses inspirations

En suivant les traces d’Hitchcock, de Cameron et de Villeneuve, ses plus grandes influences, le cinéaste saguenéen parvient à faire cohabiter les émotions et la science-fiction dans son film Rémanente. Il met en lumière le thème du deuil, de la nostalgie et de la perte à travers une réalité virtuelle vécue par le protagoniste. « J’essaie de produire un film où la science-fiction permet de rendre tangible une émotion abstraite ».

Itinéraire haut en couleur

Muni d’un baccalauréat interdisciplinaire en arts, Alexandre Mullen a fait ses tout premiers pas dans le monde du cinéma en filmant des capsules vidéo pour un collègue à l’UQAC. C’est ainsi qu’il a reçu l’offre de travail chez Z production et que les opportunités s’enchaînent. Après son passage dans l’équipe technique de TVA, « le gars de la vidéo » a pris son envol dans le monde du cinéma.

Selon Mullen, puisque Saguenay est un petit milieu, se démarquer en région est laborieux. De son côté, c’est sa curiosité et son implication qui lui ont permis d’obtenir de nombreuses opportunités sans lesquelles il ne serait pas au même stade professionnel aujourd’hui.

« Tout le monde veut être réalisateur, alors je me suis dit qu’en m’impliquant en direction photo, j’allais avoir mille fois plus d’expérience », affirme l’autodidacte, en soulignant que la polyvalence est un prérequis pour un artiste saguenéen.

Un long-métrage en route

En collaboration avec La Bande Sonimage, Alexandre Mullen souhaite éventuellement déposer un premier long-métrage à la SODEC.

À travers une lentille intimiste, il mettra en scène un toxicomane, dépendant non seulement aux drogues, mais aussi aux souvenirs, qui souhaite revivre un passé commun avec une femme qui n’est plus; un scénario inspiré une seconde fois des relations amoureuses du scénariste.

Avant même d’entamer l’écriture de son scénario, Alexandre Mullen savait que la scène finale de son film se déroulerait sur le pont vert à Chicoutimi. Les lieux de tournage du film ont été sélectionnés en fonction des endroits qui ont marqué le cinéaste. (Photo : Mély-Anne Dupuis)

À propos de Mély-Anne Dupuis

Du haut de ses 4 pieds 11, Mély-Anne Dupuis ne laisse personne indifférent. Sang asiatique et âme québécoise, la jeune fille de l’Assomption a été plongée dès ses 7 ans dans l'univers de la télévision grâce à une prestation de guitare électrique à « 0 à mille » ainsi qu’à ses 13 ans, avec une co-animation à « Salut bonjour ». C'est alors que son désir de travailler en communication s’est précisé. Assoiffée de découvertes, elle souhaite, à son tour, partager les siennes à travers l’écran. L’ouverture d'esprit et la volonté sont deux de ses plus grandes valeurs. Pour elle, chaque jour est une opportunité supplémentaire afin de perfectionner ses aptitudes. Elle n'a pas peur de se jeter à l'eau et de surmonter ses faiblesses, notamment en s'impliquant dans de nombreux comités.

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