dimanche , 5 décembre 2021

Art numérique : une discipline en plein essor

Paolo Armario en plein travail. (Photo: courtoisie)

Avec son panel de possibilités très large, l’art numérique permet une expérience immersive, de plus en plus prisée des artistes comme des amateurs d’art.

Cette discipline regroupe toutes les œuvres qui utilisent le numérique comme médium de création. Même si la définition est large et la frontière avec d’autres disciplines floue, elle regroupe toute production artistique réalisée avec des ordinateurs, des interfaces et des réseaux. 

Les expositions et évènements mettant en avant des artistes utilisant le numérique fleurissent dans la région. Au Centre Bang, le travail de l’artiste montréalais François Quévillon est encore une fois à l’honneur jusqu’au 18 décembre, et le Centre national d’exposition (CNE) a accueilli un symposium au mois d’octobre, qui réunissait des jeunes créateurs sous la houlette de Paolo Almario, un artiste saguenéen. 

Une œuvre réalisée par Paolo Armario.

La discipline a le vent dans les voiles. « Depuis une quarantaine d’années, le numérique est de plus en plus utilisé », remarque la coordinatrice artistique du Centre Bang de Chicoutimi, Anick Martel. Selon elle, l’art numérique est aujourd’hui plus facile d’accès pour les artistes. « Avant, il fallait être vraiment féru de la programmation pour faire de l’art numérique, ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui. Il y a aussi le fait que certains outils, comme Photoshop, sont bien plus accessibles, à la fois en termes de compétences et de coût. » 

Il n’y a pas que pour les artistes que l’art numérique est attractif. « Il permet de l’interactivité ou de la réactivité entre l’artiste et le récepteur de l’œuvre. Un effet sur l’œuvre, et réciproquement. C’est ce qui plait », explique Anick Martel. 

Faire reconnaître cette discipline 

Mais l’art numérique n’est toujours pas reconnu partout. « Au Canada et au Québec, il y a une vision de progrès par le numérique. Il y a donc une place importante accordée à plusieurs secteurs, comme dans la culture, alors qu’en Europe où l’identité est davantage fondée sur la tradition, c’est moins le cas », regrette l’artiste saguenéen Paolo Almario. 

Pour faire connaître sa discipline et soutenir les artistes de la région, Paolo Almario a cofondé l’organisme Ubchihica, en compagnie d’une autre artiste, Lisa-Marie Lapointe, et de James Partaik. « Il y avait un vrai manque de soutien de l’art numérique dans la région. On voulait participer à l’écosystème culturel, et en lançant cette activité, on a réalisé que c’était vraiment pertinent », explique Paolo Armario. Le local de l’organisme, situé sur la Racine, devrait ouvrir ses portes en 2022. 

À propos de Coline Cornuot

Amoureuse des mots et des rencontres, Coline s’est lancée dans le journalisme sur un coup de tête il y a deux ans. Après une formation à l’IUT de Vichy (France), elle a traversé l'Atlantique pour venir étudier à Jonquière. Elle espère ainsi se plonger dans la culture québécoise et découvrir une nouvelle manière de pratiquer le journalisme. Engagée voire utopiste, Coline veut devenir journaliste pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. En France, elle a pu faire ses armes au sein du réseau Radio France et du quotidien L'Est éclair. Elle est d’un naturel discret mais déterminé et se passionne pour tout un tas de choses, des sujets de société à l’aviron, en passant par la culture sous toutes ses formes. Une liste interminable de centres d’intérêts qui ne l’enferme pas dans un plan de carrière précis. Mais avec sa soif d’apprentissage et son goût du voyage, elle rêve d’être correspondante à l’étranger.

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