mercredi , 1 décembre 2021

Patinage de vitesse longue piste : les anneaux naturels seraient la solution

C’est sur la Glace Jean-Claude Tremblay à l’aréna de La Baie que les jeunes du club F-18 s’entraînent.
(Photo : Catherine Charest)

Malgré un meilleur accès au patinage de vitesse longue piste depuis l’ouverture du Centre de glaces Intact Assurance à Québec, les athlètes du Saguenay-Lac-Saint-Jean continuent de privilégier le patinage courte piste. Une méconnaissance du sport et un manque d’infrastructures pourraient en être la cause. 

À la fin du mois d’octobre a eu lieu le premier camp d’entrainement longue piste au Centre de glaces Intact Assurance. Malheureusement, les patineurs du club F-18 de La Baie, qui pratiquent le courte piste, n’ont pas pu en faire l’essai. « Le calendrier de compétitions ne favorisait pas vraiment notre présence. Il y avait seulement un ou deux niveaux qui n’avaient pas de compétitions et donc six jeunes qui auraient pu y aller », explique l’entraineure-chef du club, Isabelle Proteau. 

Ce sont pourtant des évènements comme celui-ci qui permettent aux jeunes habitant plus loin d’une infrastructure comme celle de Québec, de découvrir le patinage longue piste. L’entraineure-chef est persuadée que certains de ses jeunes auraient été très intéressés à participer à un évènement de la sorte afin de découvrir le longue piste. « Vu que c’est couvert, s’ils refont un évènement comme ça à la fin de la saison comme en avril, je pense que là ça va attirer encore plus de monde. » 

Selon le directeur des communications et du développement de la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ), François-Olivier Roberge, la popularité du patinage longue piste est une question d’infrastructures. « C’est un anneau de 400 m. Avant, il y avait à Québec l’anneau extérieur Gaétan Boucher, maintenant il y a le Centre de glaces Intact Assurance et pour l’instant dans les autres régions de la province, on n’a pas d’anneau comme ça », élabore-t-il. Selon lui, c’est ce qui explique principalement son niveau de popularité actuel. 

Il y aurait toutefois une solution plus simple et moins coûteuse que de construire un autre anneau de glace couvert à Saguenay et c’est la présence d’anneaux naturels. Ces anneaux extérieurs entretenus par les municipalités, même s’ils ne respectent pas la grandeur standard d’une glace de longue piste, permettent aux jeunes de découvrir cette discipline. « Il faut que l’intérêt vienne des municipalités, mais on est convaincus que les anneaux extérieurs sont de belles options, avance M. Roberge. Le Centre de glaces de Québec vient vraiment mousser l’intérêt des gens qui le visitent, mais on ne peut pas avoir des centres comme ça partout alors que des anneaux naturels on pourrait en avoir beaucoup plus. » 

L’an passé, Alma avait entretenu un anneau de la sorte et les résultats avaient été au rendez-vous. « S’il y a un ou deux anneaux naturels cet hiver à Saguenay et que les clubs en profitent, ce serait très bénéfique. Ça prend seulement quelques visites pour créer un l’intérêt », confie François-Olivier Roberge. 

À propos de Catherine Charest

Originaire de la petite ville de Carignan sur la Rive-Sud de Montréal, Catherine Charest est une jeune femme passionnée de lecture, d’écriture, de voyages et de musique depuis son plus jeune âge. Pianiste à ses heures, elle a passé son secondaire dans un collège privé qui lui fournissait un encadrement constant, ce qui l’a beaucoup aidée à être organisée et responsable. Qualités précieuses qui lui servent grandement depuis son départ du nid familial en raison de ses études. La jeune femme est d’ailleurs persuadée que c’est lorsque l’on sort de sa zone de confort que l’on grandit le plus. Celle qui s’intéressait davantage au journalisme d’enquête à son arrivée au cégep a bien vite découvert que d’autres aspects du métier l’intéressaient également, comme les faits divers, la politique, la culture et même le sport. À la fin de sa technique en journalisme, Catherine souhaite poursuivre des études universitaires avec un baccalauréat par cumul afin d'approfondir ses connaissances générales dans certains domaines qui l’intéressent comme l’histoire, la géographie ou la politique.

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