Saguenay-Lac-Saint-Jean, pionnier cinématographique

L’engouement pour le cinéma au Saguenay-Lac-Saint-Jean est tel, qu’elle n’a rien à envier aux autres régions du monde. La semaine dernière, le Festival international du court-métrage REGARD y allait de sa 26e édition. Présenté en même temps, son petit frère, le Festival collégial De l’âme à l’écran regroupait de jeunes cinéastes de partout en province.  

« Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est une référence dans toute l’Amérique du Nord, le Festival REGARD a fait sa niche et est maintenant un modèle innovateur », affirme le coordonnateur régional de Télé-Québec qui était directeur général de REGARD dès les premières années du festival, Jocelyn Robert. Il estime que cet événement a pu augmenter le nombre de cinéastes et de boîtes de production dans la région. 

Parmi eux, on retrouve les producteurs comme Canopée Médias, Les Films de La Baie et La Boîte de pick-up. 

Sébastien Pilote a offert une foire aux questions après la représentation de son film Maria Chapdelaine au Ciné-Club de Jonquière. Photo : Nicolas Lacasse
Sébastien Pilote a offert une foire aux questions après la représentation de son film Maria Chapdelaine au Ciné-Club de Jonquière. (Photo: Nicolas Lacasse)

Le co-fondateur de REGARD et réalisateur Sébastien Pilote a bien vu cette effervescence dans la région, et c’était un de ses objectifs lors de la création de la compétition du court-métrage. « Nous voulions principalement permettre à la relève du cinéma de dévoiler leur talent, mais aussi de faire rayonner le cinéma québécois, indique-t-il. On l’a créé pour cette raison, mais aussi puisqu’on savait que l’intérêt du public serait là. » 

La présidente du conseil d’administration de REGARD, Sophie Beauparlant, a bien remarqué cet attachement au cinéma. « Il y a une cinéphilie importante dans la région ! Les réalisateurs qui viennent d’ailleurs, lorsqu’ils présentent un film devant près de 500 personnes dans une salle comme le Théâtre Banque Nationale ou la salle François-Brassard, ils n’en reviennent pas », décrit-elle. 

Formations d’envergure professionnelle 

Enseignante en production et postproduction au Cégep de Jonquière, Mme Beauparlant croit que la popularité du cinéma résulte aussi des formations données en région. 

Le Cégep de Jonquière aura d’ailleurs son programme de Cinéma et Télévision dès la prochaine rentrée scolaire. Sophie Beauparlant dit que ce renouvèlement permettra une formation majeure et audacieuse. « Le marché du travail change et nous aussi. » 

Les étudiants jonquiérois adhèrent bien à la cinématographie depuis plusieurs années déjà. Tous les mois, ils se retrouvent tous lors d’une soirée appelée Kinos pour présenter leurs courts-métrages réalisés en dehors des cours habituels. 

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) offre pour sa part un programme de cinéma et production. « C’est grâce au programme de l’UQAC que REGARD a vu le jour. Sébastien Pilote et les autres fondateurs étaient étudiants dans ce cours. Tout cela a constitué un noyau de créateurs et d’amis », témoigne Jocelyn Robert, présent à la première édition en 1996.

Le Cégep de Jonquière offre des équipements professionnels à ses étudiants. Photo : Nicolas Lacasse
Le Cégep de Jonquière offre des équipements professionnels à ses étudiants. (Photo : Nicolas Lacasse)

À propos de Nicolas Lacasse

Curieux, ambitieux et empathique, Nicolas Lacasse voit grand pour son avenir. Natif de Saint-Eustache dans les Laurentides, il a décidé de traverser la 40 et la réserve faunique des Laurentides pour venir s’établir dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean afin d’y réaliser son rêve de jeunesse : devenir journaliste sportif. Finissant de l’école secondaire Liberté-Jeunesse à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, c’est après un stage d’une journée à RDS que lui ait venu l’idée d’étudier au Cégep de Jonquière. Par ailleurs, depuis son arrivée à Saguenay, il a la chance de coanimer deux émissions de radio pour la station CKAJ-FM 92,5, soit Les coulisses du rap et Au top du pop. Le sportif tient fortement à découvrir de nouveaux aspects de la vie, car il a tant à apprendre dans ce monde. Tout au long de son parcours scolaire en Art et technologie des médias (ATM), différentes sphères du milieu journalistique se sont ajoutées à ses champs d’intérêt. C’est pour cela qu’il est ouvert à tout ce qui se présentera à lui.

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