Pour percer à l’international | Des chefs d’entreprises partagent leur expérience

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En cette période de renégociation de l’Accord de libre-échange canado-américain (ALÉNA) et de mondialisation des marchés, les PME doivent anticiper les imprévus pour perdurer sur l’échiquier international.

C’est l’avis des dirigeants des entreprises Conformit, Dynamic Concept et Taimi Hydraulique qui ont partagé leur expérience et leurs conseils, dans le cadre de l’événement les grands exportateurs Corex, mercredi matin.

Les trois sociétés se démarquent largement dans leurs domaines. Elles couvrent une grande diversité géographique allant de 10 à 26 pays où elles exportent «l’ingéniosité et le savoir-faire québécois» selon la directrice des Corridors de commerce de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Claudine Carpentier.

Pour permettre à une entreprise de saisir la somme de ses capacités, le président de Dynamic concept, un équipementier spécialisé dans la transformation de l’aluminium, Patrice Côté pense qu’«il faut se démarquer, être plus innovant pour faire face aux nombres de compétiteurs plus grands».

Sébastien Tremblay, directeur de la société Taimi Hydraulique installée dans 26 pays, explique pour sa part que son entreprise était vouée à se tourner vers l’extérieur.

«Les entreprises se sont façonnées à l’échelle locale, mais après, ça prend un bon plan de communication et de la patience. Il faut essayer d’aller plus loin», souligne-t-il.

Quant au président de l’entreprise Conformit, spécialisée en logiciel de gestion de la santé, sécurité et environnement, Sylvain Deschênes, il précise que la commercialisation internationale «est un grand terrain de jeux pour une société régionale. Le potentiel est là pour toutes les PME, l’avenir est à travers le monde».

L’interrogation du marché américain

Le chroniqueur du journal Les Affaires, René Vézina, qui animait la discussion, est revenu à plusieurs reprises sur les enjeux que soulèvent les pourparlers de l’ALÉNA. Selon lui, le marché américain crée des incertitudes pour les sociétés qui tentent de percer aux États-Unis.

Le directeur régional de Taimi Hydraulique, Sébastien Tremblay reconnaît que «c’est inquiétant, mais que c’est un effet sur l’économie en général. Il faut réagir en conséquence».

 

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