Élections municipales | Vainqueur sans opposition 

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Plus de 20 municipalités du Saguenay—Lac-Saint-Jean ont élu leur maire par acclamation lors des élections municipales de 2005, 2009 et 2013. Le phénomène est particulièrement récurent dans les villages de La Doré, Saint-Thomas-Didyme et Saint-Ludger-de-Milot qui n’ont eu aucune élection à la mairie depuis 2001.

Même si plusieurs personnes croient que l’élection sans opposition n’est pas synonyme d’une démocratie en santé, le maire de Saint-Ludger-de-Milot au Lac-Saint-Jean, Marc Laliberté, a un autre avis sur le sujet.

«On n’est pas obligé d’avoir eu de l’opposition pour avoir de bonnes idées. Je crois plus que mes citoyens sont satisfaits de mon travail», affirme le maire de la municipalité de 678 citoyens, qui n’a jamais eu d’opposition jusqu’à présent dans sa carrière politique.

Selon la professeure à l’Institut national de la recherche scientifique de Montréal (INRS), Sandra Breux, il y a principalement trois raisons qui expliquent ce phénomène.

La première est que le bassin de candidats potentiels est souvent insuffisant dans les petites municipalités puisqu’il y a une faible population.

Marc Laliberté n’est cependant pas angoissé face à la relève en politique dans sa localité. «De la relève il y en a, je ne suis pas vraiment inquiet à ce sujet», assure le maire.

La deuxième cause est la proximité des villageois avec les élus municipaux, qui peut parfois freiner des individus à se présenter comme candidat.

«Même si quelqu’un souhaitait se présenter, s’il connait déjà le maire, il ne veut pas se porter candidat puisqu’il considère que le travail est satisfaisant», souligne la professeure spécialisée en élections municipales.

Le dernier facteur évoqué par Mme Breux est la rémunération des élus qui est souvent peu élevée,  si l’on considère l’ampleur des tâches qu’ils doivent effectuer.

Pour améliorer la situation et encourager des citoyens à se présenter, plusieurs moyens existent. «Il y a beaucoup de sensibilisation qui a été faite par le Directeur général des élections et par le Ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire», conclut Sandra Breux.

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