Immeuble du 730 rue Racine Est | La démolition en suspens

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Le bâtiment est aujourd’hui à l’abandon mais, selon certains voisins, il arrive que des gens viennent encore squatter l’endroit.

Le dossier de la démolition de l’ancienne maison de chambres du 730 rue Racine Est n’est pas près de se régler malgré un ultimatum lancé par Saguenay. L’assureur du bâtiment refuse de payer pour les incendies ayant dévasté la propriété.

Jean-Guy Caron, l’actuel propriétaire de l’immeuble, se dit coincé entre la Ville et la compagnie
d’assurances avec laquelle il fait affaire. Le deuxième incendie qui s’est déclaré en juin a lourdement endommagé la résidence, mais les assurances refusent de payer pour les dégâts et les biens.

L’intérieur de l’immeuble est dans un piteux état.

Saguenay a envoyé, au début du mois d’octobre, une lettre au propriétaire lui indiquant qu’il avait 30 jours pour débuter la rénovation ou la démolition du bâtiment. Jean-Guy Caron a affirmé à La Pige être déjà prêt, le jour où le remboursement sera fait, à transférer le titre de propriété au prochain propriétaire pour qu’il s’occupe de le mettre à terre.

Alexandre Cyr, résident de la maison voisine à l’immeuble, souhaite l’acheter pour pouvoir le démolir à ses
frais. La présence de la structure endommagée a selon lui un impact important sur la valeur de sa propre maison et sur celle du voisinage.

Il souhaite donc ne laisser sur le terrain qu’une pelouse et quelque chose à la mémoire de la victime du premier incendie.

«C’est un jeu de patience, indique Alexandre Cyr. Dès que j’ai un signal de la part du notaire que le bâtiment est à moi, je débute la démolition. Je suis prêt avec mes gars et mes outils à passer à autre chose.»

En attendant, le propriétaire potentiel indique apercevoir à l’occasion des squatteurs venir occuper le logement en ruine. Une voisine a également exprimé des inquiétudes par rapport à l’hiver. Elle croit que si rien n’est fait, d’autres vont venir s’installer illégalement pour s’abriter du froid.

Un dossier qui traine

Un premier incendie qui avait fait une victime a détruit la partie supérieure de l’immeuble il y a
environ un an. Les voisins de l’endroit ont par la suite porté plainte concernant la vocation de la résidence qui hébergeait, selon eux, des gens ayant des problématiques de santé mentale et de drogues.

Plusieurs mois plus tard, en juin, un deuxième incendie s’est déclaré détruisant complètement l’intérieur de la structure. Jean-Guy Caron avait indiqué à ce moment souhaiter détruire le bâtiment.

Une semaine plus tard Radio-Canada a publié un article indiquant qu’Alexandre Cyr avait fait l’acquisition du bâtiment pour acheter la paix et finalement procéder pour le mettre à terre. La réalité n’est cependant pas aussi simple en raison du problème survenu avec les assurances. Le dossier est pour le moment entre leurs mains.

 

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