mercredi , 5 octobre 2022

Club photo de Chicoutimi | Une exposition où la rue n’est que noire et blanche

C’est sous le thème de «photos de rue» en noir et blanc, que 32 membres du Club photo de Chicoutimi ont laissé libre cours à leur imagination pendant six mois.

Les photographes amateurs ont présenté le fruit de leur travail à une quarantaine de personnes, lors du vernissage qui s’est déroulé lundi soir au Centre des arts et de la culture.

«Généralement, il y a plus de participants», a expliqué le président du Club photo de Chicoutimi, Régis Tremblay. Pour cette saison, le Club compte 85 membres, mais l’exposition est sur une base volontaire. Selon lui, le taux de participation varie en fonction du thème choisi par le conseil d’administration. M. Tremblay croit que la photographie de rue en noir et blanc est peut-être plus difficile à réaliser pour certains.

Apprivoiser la laideur de Tamara Anna Koziej.

Une des membres, Tamara Anna Koziej, a présenté Apprivoiser la laideur, une image qui montre un poteau et des fils électriques.«Je me suis rendu compte que je n’en avais pas tant que ça des photos de rue. Je ne prends pas des clichés de gens dans la rue», a-t-elle expliqué.

Habituellement, les fleurs et la poésie s’imposent dans le style de la photographe amateur. «La photographie de rue, c’était un défi technique pour moi», a dit la membre.

Derrière le choix de son image, c’est le choc culturel qui l’a amenée à l’exposer. «Je suis européenne et en Europe, les fils électriques sont enfouies, tandis qu’ici, les tas de fils font partie du paysage urbain», a précisé Mme Koziej.

De son côté, le responsable des communications, Jocelyn Proulx, aussi membre du Club, croit que le thème favorisait l’imagination et les voyages. D’ailleurs, l’exposition retrace, entre autres, les rues de Cuba et de la République Dominicaine.

Le Club photo de Chicoutimi organise toujours une exposition composée uniquement d’images en noir et blanc. Jocelyn Proulx pense que les photos monochromes sont importantes puisqu’elles rappellent l’époque de l’argentique où les photos n’étaient pas en couleur.

L’exposition «Photos de rue» se poursuit, quant à elle, jusqu’au début janvier 2019 au Centre des arts et de la culture.

La prochaine exposition qui dévoilera les clichés coups de cœur, tous thèmes confondus, des membres aura lieu en mai afin de conclure la saison 2018-2019.

 

 

 

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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