Centre national d’exposition I Une première exposition au Saguenay pour la sculpteure Pascale Archambault

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Lame à l’âme, une exposition de Pascale Archambault, a été dévoilée au Centre national d’exposition (CNE), jeudi soir. Pascale Archambault met en lumière le thème de la folie jusqu’au 19 janvier.

La sculpteure expose pour la toute première fois, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui réjouit la directrice du CNE, Manon Guérin. «Nous sommes flattés d’accueillir ses oeuvres. C’est une première car d’habitude les expositions partent des grands centres pour venir en région.»

Exposer la folie plutôt que la cacher

Le point de départ et point d’orgue de Lame à l’âme est inspiré par les lettres qu’a envoyées son grand père à sa femme durant ses 27 années d’internement. «Il a été marginalisé, abandonné par sa famille car on le disait fou. L’exposition de ses lettres est une manière de le réhabiliter. Je les ai placé dans un entassement comme pour montrer la mise au rebut qu’il a subi». L’une de ses inspirations est Camille Claudel, sculpteure française et internée de force en 1913.

L’univers de la folie a été son quotidien pendant plusieurs mois comme une «obsession». Elle mentionne que la folie est un aspect humain toujours proche de nous. «Mon terrain de jeu a été d’exprimer la dualité de l’état, les personnalités multiples, la bipolarité, le surmenage, la folie humaine et la folie douce.»

Le pied sculpté fait plier le bois.

Les nombreuses lettres écrites par le grand-père de Pascale Archambault.

Matériau brut et multiples

Pour cela, elle joue avec du bois, du métal, de la pierre et aussi des dessins. «Parfois 20h par jour, je sculptais ces matériaux avec en ligne de mire la date d’exposition.»

Mme Archambault, imprégnée de la sculpture depuis sa tendre enfance, aime commencer ses oeuvres à partir de matériaux bruts. «Je préfère enlever parties par parties pour arriver au résultat final plutôt qu’assembler les choses», explique-t-elle.

Habituée et novice conquises

«J’ai bien ressenti l’aspect noir et intérieur de la folie notamment avec l’oeuvre représentant les lettres», explique Stéphanie Pomerleau. Hélène Claveau, qui s’intéresse depuis peu aux expositions, a apprécié ce thème. «C’est plutôt rare d’en parler, ça permet de s’ouvrir sur ces domaines.»

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