Bestiaire obscur des anciens géants : une belle façon de célébrer l’Halloween

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Dans le cadre des festivités de l’Halloween, le Bestiaire obscur des anciens géants, un parcours immersif, a permis à près d’une centaine d’artistes et de concepteurs régionaux de mettre à profit leur talent. Étant la plus imposante production du Théâtre La Rubrique en 40 ans d’histoire, l’événement était complet deux semaines avant même d’avoir lieu.

C’est au Centre culturel du Mont-Jacob qu’a eu lieu le spectacle déambulatoire du Bestiaire obscur des anciens géants. Regroupant une quinzaine de stations toutes aussi différentes le unes des autres, le parcours est pensé en fonction des mesures sanitaires en vigueur et les intégrait dans son concept. En groupe de cinq, chacun se laisse emporter dans l’univers lugubre des marionnettes géantes qui ont repris vie le soir du 31 octobre.

Plusieurs mois de travail ont été nécessaires pour mettre en place le Bestiaire obscur des anciens géants. (Photo : Alice Proulx)

Imaginé par Dany Lefrançois, le labyrinthe met en lumière des concepteurs, comédiens et marionnettistes de la région. « En cette période où il n’y a pas beaucoup de travail dans le milieu du théâtre, on était bien content de mettre en place ce projet d’envergure. On a travaillé très fort et on en est fier », confie la responsable de la conception et de la fabrication des décors, Chantale Boulianne. « C’est comme une tape dans le dos qu’on a voulu donner aux artistes », souligne le responsable des communications du Théâtre La Rubrique, Philippe Joncas.

Surdimensionné

« Le mot surdimensionné, dans tous les sens du terme, s’applique très bien à l’événement parce que c’est la plus grande équipe que le théâtre a eue, c’est en même temps un projet avec un engouement monstre, des marionnettes de grandes dimensions et un espace scénique incroyable », affirme M. Joncas.  Avec une estimation de 250 réservations, les deux soirs d’événement, la générale ainsi que la liste d’attente ont été rapidement complets au bonheur de l’équipe. « Les gens ont soif de culture et on le ressent », ajoute-t-il.

La quasi-entièreté du Centre culturel du Mont-Jacob est animée, soit la partie centrale, la Salle Pierrette-Gaudreault et l’arrière-scène, sans oublier les nombreux couloirs. « La particularité c’est que les décors sont placés à des endroits qui ne sont pas réellement faits pour accueillir du théâtre. Ça demande donc beaucoup d’imagination et d’ingéniosité pour réussir à les concevoir », termine Chantale Boulianne.

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