Football : les Mustangs passent à 9

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Le mini-football au primaire est une étape importante du développement des jeunes joueurs de football. C’est à ce moment qu’ils apprennent à aimer le sport.
(Photo : Football SMB)

 

La diminution du nombre de joueurs de football dans la région a finalement eu raison du football se pratiquant à 12 joueurs à l’école de l’Odyssée Lafontaine / Dominique-Racine. Après plus de 15 ans à jouer ainsi, les Mustangs doivent maintenant passer au football à 9.

La première réaction des joueurs à cette modification a été assez négative selon ce que rapporte l’entraîneur des Mustangs, Maxime Dallaire. Deux joueurs ont même pris la décision d’aller jouer à Alma, le dernier endroit où il y a du football à 12 dans la région. L’un des jeunes qui en est à sa cinquième saison avec les Mustangs, Marc-Antoine Ouellet, a également pensé à quitter l’équipe lorsqu’il a appris la nouvelle. « Quand tu entends parler de 9 contre 9, il n’y a personne qui est intéressé », explique-t-il. Le joueur de football a finalement trouvé important de terminer sa cinquième année avec l’équipe.

Son coéquipier avec les Mustangs, Éloïc Theriault, pensait pour sa part changer de sport et migrer vers le basket-ball. Il a cependant décidé de donner sa chance au football à 9 et s’est rapidement rendu compte qu’il a pris la bonne décision. « C’est sûr que c’est différent, mais on fait du foot et si tu aimes le foot à la base ça peut t’intéresser », admet-il.

Un problème régional

« Dans la région présentement, il ne reste plus d’équipe. Il n’y a pratiquement plus rien, plus rien sur le territoire de Jonquière, Chicoutimi-Nord, La Baie »,

déplore le responsable de la concentration football à l’école de l’Odyssée Lafontaine / Dominique-Racine, Maxime Dallaire. Pour lui, cette situation est dommage pour les jeunes joueurs qui espèrent continuer au collégial, puisque les deux styles de football sont assez différents et les recruteurs le savent.

Malgré tout cela, Maxime Dallaire se donne corps et âme dans son travail pour permettre à ses nombreux protégés de continuer de rêver au football collégial. Il les aide à se surpasser à l’entraînement et c’est pour lui une façon de les remercier de leur fidélité.

L’entraîneur croit que la pandémie n’a pas aidé le football dans la région parce qu’elle a empêché la tenue de deux saisons de mini-football, qui sont essentielles au recrutement de jeunes joueurs du primaire. C’est en jouant dans ces saisons que les jeunes apprennent à aimer le football. Il faut donc travailler sur la base de la pyramide selon lui, pour attirer plus de jeunes dans la concentration football. « Le football, si tu ne l’as pas essayé au primaire, si tu n’as pas touché à ça un peu, c’est vraiment tough. »

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