mercredi , 17 août 2022

Les enjeux de l’appropriation culturelle

Qui a le droit de déterminer ce qui est et ce qui n’est pas de l’appropriation culturelle et surtout, qui a le droit de la dénoncer? Ce débat, il n’a tout simplement pas lieu d’être selon le Mexicain Patrick Tremblay Diaz. Le tout devrait pouvoir être réglé, d’abord et avant tout, avec les membres de la communauté ciblée, sans interférence de la part de personnes non concernées par la situation.

« Ce n’est pas à toi de chialer si tu ne fais pas partie de cette communauté-là. C’est mieux quand c’est fait par quelqu’un qui est directement concerné sinon, c’est juste bizarre et déplacé », a expliqué l’étudiant ayant grandi au Mexique.

Chaque situation est différente et l’intention derrière le geste doit toujours être prise en compte lorsqu’il s’agit d’appropriation culturelle.

De son côté, un jeune membre de la communauté de Mashteuiatsh, Marc-Olivier Gingras, voit plutôt ce soutien comme le bienvenu. « Je trouve que c’est bien de voir que l’on n’est pas tout seul à défendre notre cause et que d’autres personnes sont là. » Il a aussi ajouté qu’il est toutefois important d’écouter les revendications des communautés et de ne pas crier au loup sans l’accord ou le consentement des premiers concernés. « Il serait important d’être cités et consultés dans ce genre de situation pour éviter que ça soit quelqu’un qui s’y connait mal qui décide si c’est bien ou pas. »

Une question d’intention et de respect

Un mot qui revient souvent dans les discussions à propos d’appropriation culturelle, c’est l’intention, soit la volonté d’enseigner et d’informer sur la culture en question. Selon Marc-Olivier Gingras, tous les sujets et les aspects d’une culture peuvent être discutés et exposés au public tant que les sources et que les intentions derrière le geste sont justes. « Selon moi, tout se dit et tout se fait dans la limite où le but reste noble. »  C’est le même constat que fait un étudiant de l’UQAC, Luis Burgos Correa. « Si c’est une façon de faire connaitre ma culture et de la célébrer avec d’autres élèves, je n’ai pas de problème », a expliqué le jeune homme.

L’autre mot d’ordre, c’est le respect. Le respect des traditions, le respect de la culture et le respect des membres de cette communauté. Pour Patrick Tremblay Diaz, c’est cet aspect qui marque la ligne entre un hommage à une culture et sa dérision. « Mon cousin est québécois et il s’est déguisé en Mexicain pour l’Halloween, mais comme je sais qu’il le fait dans le respect, j’ai pas de problème avec ça. Et au contraire, il y a des gens qui se déguisent comme ça et qui font des blagues et ça, je trouve ça très irrespectueux », a expliqué l’étudiant en soins infirmiers.

À propos de Maxime Drolet

Maxime Drolet est une jeune femme de 19 ans originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle a fait ses études secondaires dans le Programme d’étude international (PEI) avant de continuer sa formation en Art et technologie des médias (ATM). Elle est très dynamique, impliquée et adore relever des défis autant physiques qu’intellectuels. Passionnée de sport, elle en pratique plusieurs et forme la relève en tant qu’entraîneuse de volleyball et de course à pied. Si elle n’est pas sur la piste ou en cours, vous la trouverez sûrement la tête dans un livre ou dans les nuages sur le haut d’une montagne. Elle rêve de travailler dans le domaine des communications depuis sa plus tendre enfance.

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