mercredi , 17 août 2022

Des cours pour prévenir les agressions

Les instructrices d’autodéfense Nicole Lavoie, Céline Rathé et Geneviève Baron. Photo : Gabrielle Simard

Donner aux femmes tous les outils pour éviter les agressions potentielles, c’est ce qu’offrira le club de Judokas Jonquière dès l’hiver. Trois instructrices de la toute première cohorte de Judo Canada enseigneront aux femmes de 16 ans et plus des cours d’autodéfense ainsi que des techniques de prévention d’agressions.

« Ce ne sont pas des cours de judo, précise l’instructrice d’autodéfense Céline Rathé. C’est accessible à une large clientèle. Pas besoin d’être un athlète pour apprendre à se défendre. On veut donner aux femmes de la confiance, un sentiment de sécurité et des réflexes pour se défendre. »

Les cours d’autodéfense, qui devraient débuter en janvier, seront d’une durée approximative de huit à 10 séances. C’est dans l’enceinte du club de Judokas de Jonquière que les groupes d’une dizaine de personnes apprendront dès le début de l’année 2022 des techniques spécifiques à l’autodéfense.

Céline Rathé et ses collègues Nicole Lavoie et Geneviève Baron caressaient depuis près de cinq ans l’idée de former des femmes à réagir en cas d’agressions. Convaincues de la pertinence du service, elles se sont réjouies d’être séctionnées parmi plusieurs candidats à travers le Canada pour devenir instructrices certifiées par Judo Canada. Trois cours en ligne et un cours intensif en présentiel de deux jours ont été nécessaires pour former les trois nouvelles professeures.

« Le cours n’est pas fait pour se battre, mais plutôt pour apprendre à garder une distance avec un agresseur. On apprend aux participantes à détecter et désamorcer des situations dangereuses. Il y a une vraie demande pour les cours d’autodéfense et ça nous a motivées à mieux outiller les femmes », raconte Nicole Lavoie.

À une époque où les histoires d’agressions sont de plus en plus mises au grand jour, plusieurs femmes sentent le besoin de développer des réflexes. « J’ai réalisé que je n’avais aucun moyen de me défendre dans la vie de tous les jours, témoigne la future élève déjà inscrite au programme, Cindy Tremblay. Dans le cadre de mon travail dans le domaine du travail social, je sais comment réagir, mais dans mon quotidien, je ne suis pas sur mes gardes. Je ne saurais pas comment réagir. On croit souvent que c’est loin de nous, mais personne n’est à l’abri et si ça devait m’arriver, je veux être équipée. »

L’élève inscrite au programme d’autodéfense Cindy Tremblay. Photo : Gabrielle Simard

À propos de Gabrielle Simard

Pour Gabrielle, les mots sont comparables aux crayons de cire ; ils sont offerts en plusieurs teintes et permettent, lorsque bien utilisés, de colorier la plus complexe des jungles. Impliquée, imaginative et appliquée, elle a la justice et l’égalité tatouées sur le cœur. Son esprit fougueux stimulé par l’être humain, les arts, l’apprentissage, la discussion et la réflexion cherche toujours à en apprendre un peu plus sur tout. Étant originaire d’Arvida, la jeune allumée par l’écriture s’intéresse aux phénomènes sociaux et voit une richesse inépuisable dans chacun des humains qui comportent notre monde. Gabrielle évolue comme journaliste culturelle et généraliste au sein de la coopérative de l’information Le Quotidien depuis mai 2021. Comme elle juge primordial de s’investir dans son milieu, celle qui adore les découvertes œuvre également en tant que codirectrice et journaliste au magazine web La Cerise depuis trois ans. Pour occuper ses temps libres, Gabrielle s’investit dans Cégeps en spectacle, compose des mélodies, consomme sans modération des documentaires et se prête à des séances d’écriture une tisane à la main.

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