La danse comme moyen d’expression

Les élèves du programme pratiquent environ quinze heures par semaine.

Les athlètes du programme arts-études danse du Prisme Culturel ne font pas que danser. Ils exercent aussi leur créativité et leur capacité à apprécier des œuvres. 

« Nous abordons trois volets : créer, interpréter et apprécier. Les élèves développent des compétences différentes, comme celle de chorégraphe », précise la directrice pédagogique au Prisme Culturel, Annie-Pier Fortin. « On a des travaux écrits, par exemple, on doit écouter un ballet et donner un retour sur la technique, la musique, les costumes…, explique Béatrice Gélinas, en secondaire 5 et septième année d’arts-études. Ça permet de mieux comprendre la danse classique et de développer d’autres capacités comme notre créativité ou notre imagination. »  

Danser en région 

Le programme arts-études du Prisme Culturel a été créé il y a maintenant 29 ans pour offrir aux jeunes de la région une possibilité de pratiquer à un haut niveau sans quitter la région. Si à sa création le programme proposait seulement la session ballet, il est possible depuis une quinzaine d’années pour les jeunes danseurs de la région de se perfectionner en hip-hop. En plus de leur discipline principale, les jeunes athlètes sont aussi initiés, en parallèle, au jazz, au contemporain, et au baladi. 

Aujourd’hui, ce sont 140 élèves, primaire et secondaire confondus, qui bénéficient de ce programme, qu’il est possible de poursuivre au Cégep de Jonquière. « Avant, les jeunes devaient partir dès le secondaire 1, il y avait une vraie demande de la part du milieu pour un programme au Saguenay, aujourd’hui ils peuvent pratiquer à Alma ou à Jonquière », explique Annie-Pier Fortin.  

« S’il n’y avait pas eu ce programme à Jonquière, je serais partie de la région », confirme Béatrice Gélinas. Mais si l’existence de ce pôle offre une nouvelle opportunité aux jeunes Saguenéens, elle ne résout pas tout pour autant. « C’est toujours difficile de faire véritablement carrière en danse classique sans quitter la région », fait valoir la directrice. 

À propos de Coline Cornuot

Amoureuse des mots et des rencontres, Coline s’est lancée dans le journalisme sur un coup de tête il y a deux ans. Après une formation à l’IUT de Vichy (France), elle a traversé l'Atlantique pour venir étudier à Jonquière. Elle espère ainsi se plonger dans la culture québécoise et découvrir une nouvelle manière de pratiquer le journalisme. Engagée voire utopiste, Coline veut devenir journaliste pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. En France, elle a pu faire ses armes au sein du réseau Radio France et du quotidien L'Est éclair. Elle est d’un naturel discret mais déterminé et se passionne pour tout un tas de choses, des sujets de société à l’aviron, en passant par la culture sous toutes ses formes. Une liste interminable de centres d’intérêts qui ne l’enferme pas dans un plan de carrière précis. Mais avec sa soif d’apprentissage et son goût du voyage, elle rêve d’être correspondante à l’étranger.

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