mercredi , 17 août 2022

Une cabane à pêche à 14 000$ qui crée du bonheur

Le couple pose dans leur cabane à pêche bien décorée pour Noël (Photo : Catherine Charest)

Daniel Gauthier et Anny Mérette se sont lancés dans toute une aventure en construisant leur première cabane à pêche pour laquelle ils ont dépensé plus de 14 000 $. Comme eux, cette construction se veut chaleureuse et accueillante puisqu’ils ont l’intention d’y passer de bons moments avec leurs proches, ce qui n’a pas de prix selon le couple originaire de Jonquière.  

Le vent froid de l’hiver souffle dehors, tandis que le couple de retraités profite au chaud de sa nouvelle cabane à pêche en écoutant de la musique de Noël. Il faut dire que les deux pouces d’uréthane isolant les murs et le poêle à l’huile font bien leur travail. Derrière la fabrication de ce chalet miniature se cache Marc Boily, le cousin d’Anny, qui en est à sa cinquième cabane et a ainsi transmis à ses proches tous les trucs qu’il a découverts au fil de ses constructions afin qu’elle soit plus que parfaite. 

C’est d’ailleurs mission accomplie puisqu’un élément majeur démarque cette cabane à pêche de ses voisines : son poids. En effet, d’une dimension de 10 par 20, qui lui permettrait normalement d’embarquer sur une glace d’une épaisseur de 16 pouces ou plus, ses matériaux savamment choisis lui donnent une masse de 4 200 livres, soit 600 de moins que le maximum afin d’embarquer sur une glace épaisse de seulement 12 pouces. « Il y en a qui ont des cabanes plus petites, mais ça dépend ce que les gens veulent y faire. Nous on veut pouvoir vivre et dormir là, mais il y en a qui veulent seulement pêcher donc ça n’a pas besoin d’être une cabane aussi grosse que la nôtre », explique Anny Mérette. 

Afin de réduire les coûts de la construction, le groupe a été fort créatif et a utilisé des matériaux usagés. « Pour le vinyle extérieur, on a acheté des restants de plusieurs couleurs puis on l’a peinturé.  Pour les fenêtres, on a enlevé toute la structure de bois et on a construit les armoires avec », ajoute M. Gauthier. Il révèle en riant qu’il a eu un prix si bas pour ses fenêtres thermos qu’il a donné un pourboire de 40 $ à celui qui les vendait.  

Pour sa première cabane, le couple se dit très fier et heureux d’enfin pouvoir profiter de son nouveau bijou qu’il voit grandir depuis avril. « On a ce qu’on voulait, on l’a fait à notre goût puis je pense que c’est apprécié, même les gens alentours arrêtent tout le temps pour voir notre cabane. Ils l’aiment beaucoup, ils la trouvent belle, surtout les madames », plaisante le pêcheur. 

Avant de pouvoir installer officiellement leur abri sur la rue Morue à l’Anse-à-Benjamin, Daniel et Anny prévoient y passer le jour de l’An. L’année prochaine, ils souhaitent s’y installer pour la totalité de la saison de la pêche. « On va essayer d’en faire notre petit bonheur à nous, de contaminer les gens avec ça afin que peut-être ils se construisent une cabane à pêche à leur tour. Si on peut leur servir d’exemple, alors tant mieux ! », s’exclame M. Gauthier, visiblement très fier du résultat final. 

À propos de Catherine Charest

Originaire de la petite ville de Carignan sur la Rive-Sud de Montréal, Catherine Charest est une jeune femme passionnée de lecture, d’écriture, de voyages et de musique depuis son plus jeune âge. Pianiste à ses heures, elle a passé son secondaire dans un collège privé qui lui fournissait un encadrement constant, ce qui l’a beaucoup aidée à être organisée et responsable. Qualités précieuses qui lui servent grandement depuis son départ du nid familial en raison de ses études. La jeune femme est d’ailleurs persuadée que c’est lorsque l’on sort de sa zone de confort que l’on grandit le plus. Celle qui s’intéressait davantage au journalisme d’enquête à son arrivée au cégep a bien vite découvert que d’autres aspects du métier l’intéressaient également, comme les faits divers, la politique, la culture et même le sport. À la fin de sa technique en journalisme, Catherine souhaite poursuivre des études universitaires avec un baccalauréat par cumul afin d'approfondir ses connaissances générales dans certains domaines qui l’intéressent comme l’histoire, la géographie ou la politique.

À voir aussi

Le bracelet antirapprochement attendu impatiemment

Alors que les 16 premiers bracelets antirapprochements seront utilisés à Québec dans les cas de …