mercredi , 17 août 2022

Réouverture des gyms : cri du cœur d’un propriétaire de Jonquière et de ses clients

Le mois de janvier est le plus lucratif pour les propriétaires de salles d’entraînement et c’est la deuxième année consécutive où ils doivent se priver de ces revenus.
Photo : Catherine Charest

Plus d’une quinzaine de membres du Complexe Fitness Santé à Jonquière ont bravé le froid pour participer à une « marche de solidarité » envers les gyms de la province qui demandent une réouverture prochaine. Alors que l’établissement devait ouvrir ses portes l’instant de quelques heures dimanche, son propriétaire, Christian St-Gelais a préféré organiser un rassemblement extérieur pour montrer qu’il respecte les consignes sanitaires et éviter une contravention. 

Les marcheurs munis de pancartes sont partis à 9h dimanche matin en direction de la Rivière-aux-Sables et ont conclu leur parcours pacifique en passant par la rue Saint-Dominique pour « se faire remarquer ». Une seule consigne avait été mentionnée par l’organisateur : s’habiller chaudement et être souriant. Encouragés par le klaxon des voitures passantes, ils ont marché près d’une heure malgré le froid extrême en scandant : « Qu’est-ce qu’on veut ? S’entraîner ! ».  

 Alors que le Complexe Fitness Santé avait annoncé ouvrir ses portes de 9 à 12h dimanche, il s’est rapidement ravisé en remarquant qu’il était pratiquement l’un des seuls gyms de la région à suivre le mouvement initié par le propriétaire d’une salle d’entraînement de Montréal. Pour M. St-Gelais, il était aussi « primordial de montrer que le respect des règles sanitaires est important » pour son établissement afin de mettre toutes les chances de son côté. « J’ai bien spécifié à ceux qui ont fait des pancartes que je ne voulais rien de choquant. On veut juste démontrer qu’on a hâte de recommencer à s’entraîner. » 

Faisant maintenant face à la troisième fermeture de l’établissement en deux ans, certains de ses membres trouvent que les temps sont durs. « Avec la situation actuelle tout le monde vit du stress et ne se sent pas bien. Avec nos gyms, les gens savent qu’ils peuvent laisser sortir ce qu’ils ont en dedans », témoigne un client. Une autre déplore également que l’on parle beaucoup de la santé mentale pour laquelle l’entrnement peut aider, mais on semble oublier la santé physique. 

 Le propriétaire du gym a conclu son événement en encourageant ses clients à tenir bon et à continuer de lutter à ses côtés. « Je ne lâcherai pas. Je suis avec vous tant et aussi longtemps que j’entendrai des témoignages comme j’ai entendus cette semaine, a rappelé Christian St-Gelais. Continuez à m’envoyer des messages parce que ça m’aide vraiment à persister pour essayer de réouvrir notre commerce qui nous tient à cœur. » 

À propos de Catherine Charest

Originaire de la petite ville de Carignan sur la Rive-Sud de Montréal, Catherine Charest est une jeune femme passionnée de lecture, d’écriture, de voyages et de musique depuis son plus jeune âge. Pianiste à ses heures, elle a passé son secondaire dans un collège privé qui lui fournissait un encadrement constant, ce qui l’a beaucoup aidée à être organisée et responsable. Qualités précieuses qui lui servent grandement depuis son départ du nid familial en raison de ses études. La jeune femme est d’ailleurs persuadée que c’est lorsque l’on sort de sa zone de confort que l’on grandit le plus. Celle qui s’intéressait davantage au journalisme d’enquête à son arrivée au cégep a bien vite découvert que d’autres aspects du métier l’intéressaient également, comme les faits divers, la politique, la culture et même le sport. À la fin de sa technique en journalisme, Catherine souhaite poursuivre des études universitaires avec un baccalauréat par cumul afin d'approfondir ses connaissances générales dans certains domaines qui l’intéressent comme l’histoire, la géographie ou la politique.

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