Frais de carte de crédit : un virus qui en engendre un autre

Une vaste majorité de la population possède plus d’une carte de crédit à son nom, afin d’amasser, entre-autres, des points et des récompenses clients. Crédit: Olivier Joly

En plein cœur de la pandémie, des publicités ont circulé afin d’inciter les gens à troquer l’argent en papier pour des cartes de crédit, afin de privilégier des transactions sans contact. Autrefois bénéfiques, ces idées ont amplifié un nouveau virus qui s’attaque maintenant à la population : les frais de cartes de crédit.

Depuis le 6 octobre, les commerçants des différentes provinces du Canada sont autorisés à facturer des frais supplémentaires de carte de crédit aux clients qui font des transactions dans leur établissement. La situation est cependant différente au Québec, alors que la Loi sur la protection du consommateur l’interdit. Les clients peuvent donc magasiner en toute quiétude alors que les propriétaires d’entreprises doivent toujours négocier avec des dépenses grandissantes.

Selon l’Agence de consommation en matière financière du Canada, des frais allant jusqu’à 2,4% pourront être facturés aux clients des autres provinces.

Difficultés pour les commerçants

Pour la propriétaire de la boutique en ligne Belle au pluriel, Véronique Villeneuve, le crédit est parfois source de difficultés. Cette dernière n’ayant pas de machinerie industrielle pour le moment, elle doit effectuer des commandes à des sous-traitants afin de garder du « stock » en inventaire. La propriétaire doit ensuite payer ces sous-traitants. Cela augmente donc le montant sur sa marge de crédit. Avec des frais de plus en plus élevés, le total peut être plus important qu’auparavant.

Elle ne paie heureusement pas de frais pour la location d’un magasin, ce qui lui vient en aide. Cette situation changera très bientôt, alors qu’une boutique éphémère sera présente aux Galerie de la Capitale en novembre et décembre.

Soulagement pour les clients

De son côté, une consultante budgétaire des Services budgétaire de Chicoutimi, Hélène Thériault, n’a pas été questionnée par ses clients sur le sujet. Selon elle, ceux-ci ne doivent donc pas être stressés ou préoccupés par la situation.

Cependant, Mme Thériault indique que les citoyens déjà aux prises avec des budgets serrés doivent être heureux de ne pas voir un autre fardeau s’ajouter sur leurs épaules. Elle ajoute qu’avec la popularité grandissante des achats au crédit, certains commerçants pourraient être tentés de faire pression afin de modifier la loi. Ces derniers pourraient ensuite charger des frais supplémentaires aux clients, comme c’est le cas dans les autres provinces.

À propos de Olivier Joly

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Olivier Joly est originaire de la ville de Pincourt, sur l’île Perrot, près de Montréal. Durant son parcours au secondaire, Olivier s’est impliqué dans un projet scolaire environnemental concernant un jardin communautaire. Comme tous les étudiants de sa cohorte, son secondaire a pris fin abruptement en raison de la pandémie. Cela lui a permis de bien se préparer pour son entrée au Cégep de Jonquière en tant qu’étudiant de journalisme, en ATM. C’est à l’âge de 16 ans qu’il quitte le nid familial pour venir s’installer à Jonquière. Monsieur Joly a plusieurs passions dans la vie : le hockey, la Formule 1, l’histoire et tout ce qui englobe la culture générale. Ses études en journalisme lui permettent d’approfondir celles-ci. Durant les deux derniers étés, Olivier a travaillé en tant qu’étudiant dans les parcs pour une ville près de chez lui. De plus, il se décrit lui-même comme une pomme : malgré les pépins, il croque dans la vie à pleines dents. Maintenant âgé de 19 ans, il souhaite incarner cette phrase et continuer d’évoluer.

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