Une jeune athlète prête à se dépasser pour les Jeux olympiques spéciaux

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Coralie Desbiens s’entraîne tous les lundi et mercredi soir avec son équipe de hockey intérieur dans le gymnase de l’école La Pulperie à Chicoutimi. (Photo Galane Maréchal)

 

Coralie Desbiens est l’une des plus jeunes athlètes à participer aux Jeux olympiques spéciaux d’hiver du 3 au 5 mars 2023 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Une compétition faite pour se dépasser, s’enrichir et participer à l’inclusion sociale. 

« Je vais tout faire pour ramener une médaille au cou. J’ai vraiment hâte », raconte l’athlète Coralie Desbiens en perspective des Jeux Olympiques spéciaux d’hiver. 

Âgée de 17 ans, elle participe à cette compétition pour la deuxième fois. Pour la saison d’hiver, elle troque son maillot de soccer pour l’équipement de hockey. Elle fait partie de l’équipe de hockey intérieur depuis un an. Un sport qu’elle adore et où elle se sent bien.  

  « J’ai fait du patinage artistique pendant 12 ans. J’ai arrêté à cause de la Covid-19, mais le deuil a été facile, décrit la jeune athlète. Aujourd’hui, j’ai une organisation qui me fait me sentir comme chez moi. Il n’y a pas de jugements puisqu’on porte tous un handicap. »  

  Un point de vue partagé par la mère de Coralie, Sonia Mérette. « Aujourd’hui, quand elle va à l’entraînement, elle me dit “j’ai hâte d’aller voir ma gang”. Quand elle faisait du patinage artistique elle n’était pas autant enthousiaste. » 

Cet été, elle a joué dans une des équipes de soccer pour les Jeux Olympiques spéciaux.  

 « C’était une des meilleures expériences de ma vie, malgré les embûches. On a remporté la médaille de bronze, en partie grâce à un but que j’ai marqué qui nous a mené à la victoire », explique Coralie avec fierté. 

Créer du lien social 

  Le père de Coralie, Éric Desbiens, est ravi que sa fille participe à ces jeux. Cette expérience lui permet de s’intégrer avec d’autres personnes de tous les âges partageant un handicap intellectuel. 

« Ensemble, ils créent une famille. Ils sont tous sur un pied d’égalité et s’encouragent. Par le sport, ils comprennent qu’ils sont capables d’évoluer, de faire des choses incroyables. C’est stimulant physiquement et moralement. » 

Les parents de Coralie, Éric Desbiens et Sonia Mérette, accompagnent leur fille, Coralie Desbiens, en étant bénévoles aux Jeux olympiques spéciaux de cet hiver. (Photo Galane Maréchal)

  « Participer aux Jeux olympiques spéciaux, c’est aussi prendre conscience du handicap et l’assumer », déclarent les parents de Coralie. La jeune athlète est atteinte de dysphasie principalement, mais aussi de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), de dyspraxie verbale et de déficience intellectuelle légère.  

C’est grâce à son ami Olivier Martel si elle joue au hockey aujourd’hui. Lui aussi fait partie de l’équipe, c’est son modèle et son inspiration.  

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