Jeux olympiques spéciaux : des étudiants formés en intervention

Les étudiants en éducation spécialisés et en soins infirmiers ont pris part à une formation médicale sur l’intervention avec des personnes atteintes de déficience intellectuelle dans le cadre des prochains Jeux olympiques spéciaux. (Photo : Andréa Maheux)

S’adapter, écouter, être patient et s’assurer de la compréhension de l’autre. Voilà les conseils que prodigue le directeur des communautés en santé, Tristan Delmas, pour intervenir auprès d’athlètes vivant avec une déficience intellectuelle lors des Jeux olympiques spéciaux.

Les conseils ont été prodigués à une centaine d’étudiants en Techniques d’éducation spécialisée et en Soins infirmiers du Cégep de Jonquière qui ont participé à une formation médicale sur le sujet. Ils viendront se greffer à la clinique médicale aux prochains Jeux olympiques spéciaux (OSQ) du 2 au 5 mars prochain.

Participer aux Jeux olympiques comporte son lot de défis. C’est encore plus le cas lorsqu’on vit avec une déficience intellectuelle. Dans le cadre de la formation, Tristan Delmas a partagé son désir de créer un environnement inclusif pour cette clientèle vulnérable afin qu’elle puisse s’épanouir sur le plan personnel et recevoir des soins de santé adaptés.

C’est d’ailleurs la première fois que cette formation est offerte dans un cégep francophone. L’instigateur, M. Delmas, explique que les personnes  vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme sont nombreuses à négliger leur santé puisqu’elles ont des difficultés financières et sociales en plus de problèmes de communication.

« Elles sont en moins bonne santé physique et sont plus isolées socialement », affirme-t-il. En effet, l’OSQ rapporte une moyenne de décès prématuré de 16 ans pour cette clientèle vulnérable.

Membre du conseil d’administration de l’OSQ et athlète, Audrey Savard, a partagé sa réalité avec la déficience intellectuelle. La femme de 37 ans a raconté qu’elle s’est étouffée avec une confiserie ce qui lui a causé un manque d’approvisionnement en oxygène au cerveau lorsqu’elle était jeune.

Lors d’un témoignage poignant, elle a partagé l’intimidation qu’elle a vécue à l’école. « C’est allé jusqu’aux menaces de mort et personne ne m’écoutait » explique Audrey Savard. Son intégration aux Jeux olympiques spéciaux lui a permis de briser son isolement en intégrant une communauté plus inclusive.

Pour l’ambassadeur de l’édition 2023, Olivier Martel, son trouble du spectre de l’autisme a été une barrière pour sa santé lui aussi. Enfant, il faisait des crises et se débattait chez le dentiste, donc il ne pouvait pas recevoir les soins nécessaires.

L’intervention spécialisée

Dans la partie pratique de la formation, les futurs éducateurs spécialisés et infirmiers devaient établir le bilan de santé d’un athlète. Les élèves devaient prendre la pression, la taille et le poids, mais aussi réaliser un questionnaire sur les habitudes de vie afin de donner des recommandations au sportif.

Les aspirants infirmiers et éducateurs établissaient un bilan de santé des athlètes en se basant sur la communication et l’adaptation. (Photo: Andréa Maheux)

À propos de Andréa Maheux

Andréa Maheux
Native de Sherbrooke, Andréa Maheux, 20 ans, avait l’intention de laisser sa trace à l’École Supérieure en Art et technologie des médias et l’a bel et bien fait. Maintenant à sa troisième et dernière année dans l’établissement de Jonquière, la jeune femme ne finit plus de surprendre. Sa grande passion pour l’écriture l’a mené vers son champ d’étude en journalisme, où elle s’accomplie et s’épanouie pleinement. Celle qui vient d’autoéditer son tout premier roman, intitulé « Divergente », croit en l’importance de sensibiliser davantage la population sur les maladies mentales. Le trouble de la personnalité limite étant le sujet phare de son recueil, elle espère un jour pouvoir faire une différence pour toutes les personnes vivant avec ces mêmes maux. Andréa souhaite également toucher le public en relatant d’importants phénomènes de société, qui passent parfois sous silence. Pour elle, le journalisme lui donne une voix pour exprimer clairement ses idées et son opinion, ce qui ne l’a fait reculer devant rien. Proche de ses émotions, elle désir amener plus de couleur et de vivacité à son futur métier.

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